En franchissant la porte de l’aile nord du cloître, on arrive dans un vestibule ouvrant d’une part sur l’église et, d’autre part, sur un grand escalier du XVIIe siècle, qui permettait aux moines d’accéder aux dortoirs et cellules des bâtiments qui donnaient sur la place de l’Écho.
Le Trésor
Les deux salles du premier étage sont affectées au Trésor.
Le scriptorium
Cette pièce de style gothique est construite au-dessus du cloître. Son architecture est élégante et simple.
La tapisserie de la Crucifixion, pièce centrale de la suite de chœur, y est exposée.
Un magnifique crucifix en ivoire est également exposé dans cette salle. La datation de ce crucifix est l’objet d’une controverse. D’aucuns y voient l’œuvre d’un atelier flamand et une commande de l’abbé Jacques de Saint-Nectaire du début du XVIe siècle, en raison de sa ressemblance avec un crucifix commandé par Charles Quint. D’autres y voient une œuvre presque maniériste de la fin du XVIIe siècle.
Le scriptorium recèle aussi une maquette de l’abbaye au début du XVIIIe siècle, des ornements liturgiques du XVIIIe siècle, différents objets de culte et des statues.
La salle Picasso
Cette salle est appelée "salle Picasso", à la suite d’une clause de donation de madame Jacqueline Picasso, qui aimait La Chaise-Dieu.
Cette grande pièce du XVIIe siècle servait sans doute de bibliothèque à l’époque mauriste. La bibliothèque ancienne et les archives avaient été détruites par les huguenots en 1562, mais les mauristes, que l’on sait attachés aux travaux intellectuels, avaient reconstitués une belle bibliothèque, dispersée en 1791. Notre association s’était fixé comme ambition de la reconstituer mais il apparaît maintenant que la quasi-totalité de cette bibliothèque a disparu. Deux tapisseries que l’abbé Jacques de Saint-Nectaire s’était fait tisser pour son usage personnel y sont exposées.
La salle Richelieu
Au deuxième étage se trouve la salle Richelieu utilisée pour des concerts lors du Festival de musique ou les conférences des Journées-Rencontres
La place de l’Écho
Les bâtiments abbatiaux comptaient une grande cour appelée
maintenant place de l’Écho. Cette cour date de la fin du XVIIe siècle, époque des mauristes.

À l’extrémité de l’aile ouest, se trouvait la résidence du prieur, l’office du trésorier et l’infirmerie [1], puis une partie du bâtiment désormais occupée par le prieuré Sainte-Marie [2]. La partie droite de cette aile a été lourdement endommagée par un incendie peu avant la Révolution. L’accès au cloître n’était donc pas possible directement.
Dans l’angle nord-ouest, au-dessous de la salle Picasso, un Historial a été aménagé. A sa droite, le bâtiment abritait ce que l’on appelait la Chapelle du Collège. Mgr Soanen y avait été enterré en 1740. Les Mauristes s’y réunissaient en chapitre.
Sur cette façade, au-dessus du porche qui donne accès à la place Lafayette au chevet de l’abbatiale, nous pouvons admirer un magnifique cadran solaire. Il porte la date de 1683 (que l’on retrouve également sur le buffet d’orgue et le maître-autel, offerts l’un et l’autre par le Cardinal Hyacinthe Serroni). Sur ce cadran, deux anges portent les armes de la Congrégation de Saint-Maur, entourées d’une couronne d’épines et surmontées de la devise :
ce qu’on peut traduire par :
« La couronne du Seigneur
rassemble et sauve »
A l’autre extrémité se trouve la salle de l’écho, seule survivante d’un ensemble de trois : Les deux autres ont été mutilées au cours du XXe siècle et forment maintenant la salle Gaussin. Ces pièces, datant du XVIIe siècle, n’ont jamais été utilisées pour confesser des lépreux, qui n’existaient pas dans cette région à cette époque. En réalité, cet effet acoustique a probablement été le fruit du hasard.