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Le bâtiment et la place de l’Écho

par Les Amis de l’Abbatiale

En raison des travaux, les salles du bâtiment de la place de l’Écho, à savoir la bibliothèque, la salle Picasso et la salle Richelieu, ne sont pas accessibles. Cette aile est en rénovation et sera à terme le lieu d’exposition des tapisseries de La Chaise-Dieu.

En franchissant la porte de l’aile nord du cloître, on arrive dans un vestibule ouvrant d’une part sur l’église et, d’autre part, sur un grand escalier du XVIIe siècle, qui permettait aux moines d’accéder aux dortoirs et cellules des bâtiments qui donnaient sur la place de l’Écho.

La bibliothèque

Le scriptorium Cette pièce de style gothique est construite au-dessus du cloître. Son architecture est élégante et simple.

Un magnifique crucifix en ivoire est exposé dans cette salle. La datation de ce crucifix est l’objet d’une controverse. D’aucuns y voient l’œuvre d’un atelier flamand et une commande de l’abbé Jacques de Saint-Nectaire du début du XVIe siècle, en raison de sa ressemblance avec un crucifix commandé par Charles Quint. D’autres y voient une œuvre presque maniériste de la fin du XVIIe siècle.

La bibliothèque recèle aussi une maquette de l’abbaye au début du XVIIIe siècle, des ornements liturgiques du XVIIIe siècle, différents objets de culte et des statues.

 

Un film documentaire sur les tapisseries

Le film, pédagogique, retraçant les différentes interventions, réalisées sur les tapisseries lors de leur traitement conservatoire - dépose, dédoublage, dépoussiérage, étude - a été réalisé par le Centre Régional de Documentation Pédagogique d’Auvergne, à la demande du Syndicat mixte de travaux de la Chaise-Dieu. Ces images réalisées entre mai et juillet 2013 laissent également la parole aux acteurs principaux de ce « dossier tapisseries » : Gérard Roche, Président du Syndicat mixte, Suzanne Bouret et Montaine Bongrand, restauratrices, Marie-Blanche Potte, Conservateur des Monuments Historiques ou encore le Père Jean-Théophane, Prêtre de la Paroisse de La Chaise-Dieu.

Ce film sera complété en 2014 et 2015 par des images qui seront réalisées dans l’atelier qui sera chargé de restaurer les tapisseries.

Le film est projeté depuis cet été (2013), dans le circuit de visite de l’abbaye, dans l’ancienne bibliothèque des moines.

La salle Picasso

Cette salle est appelée "salle Picasso", à la suite d’une clause de donation de madame Jacqueline Picasso, qui aimait La Chaise-Dieu.

Cette grande pièce du XVIIe siècle servait sans doute de bibliothèque à l’époque mauriste. La bibliothèque ancienne et les archives avaient été détruites par les huguenots en 1562, mais les mauristes, que l’on sait attachés aux travaux intellectuels, avaient reconstitués une belle bibliothèque, dispersée en 1791. Notre association s’était fixé comme ambition de la reconstituer mais il apparaît maintenant que la quasi-totalité de cette bibliothèque a disparu.

Pendant l’été 2013, une exposition de tapisseries d’Aubusson est organisée dans cette salle et la salle Richelieu au-dessus, sur le thème "Laines et pierres".

La salle Richelieu

Au deuxième étage se trouve la salle Richelieu utilisée pour des concerts lors du Festival de musique ou les conférences des Journées-Rencontres

La place de l’Écho

Les bâtiments abbatiaux comptaient une grande cour appelée maintenant place de l’Écho. Cette cour date de la fin du XVIIe siècle, époque des mauristes. Place de l'Echo

À l’extrémité de l’aile ouest, se trouvait la résidence du prieur, l’office du trésorier et l’infirmerie [1], puis une partie du bâtiment désormais occupée par le prieuré Sainte-Marie [2]. La partie droite de cette aile a été lourdement endommagée par un incendie peu avant la Révolution. L’accès au cloître n’était donc pas possible directement.

Dans l’angle nord-ouest, au-dessous de la salle Picasso, un Historial a été aménagé. A sa droite, le bâtiment abritait ce que l’on appelait la Chapelle du Collège. Mgr Soanen y avait été enterré en 1740. Les Mauristes s’y réunissaient en chapitre.

Le cadran solaireSur cette façade, au-dessus du porche qui donne accès à la place Lafayette au chevet de l’abbatiale, nous pouvons admirer un magnifique cadran solaire. Il porte la date de 1683 (que l’on retrouve également sur le buffet d’orgue et le maître-autel, offerts l’un et l’autre par le Cardinal Hyacinthe Serroni). Sur ce cadran, deux anges portent les armes de la Congrégation de Saint-Maur, entourées d’une couronne d’épines et surmontées de la devise :

« Corona Domini congregat & servat »
ce qu’on peut traduire par :
« La couronne du Seigneur
rassemble et sauve
 »

Salle de l'EchoA l’autre extrémité se trouve la salle de l’écho, seule survivante d’un ensemble de trois : Les deux autres ont été mutilées au cours du XXe siècle et forment maintenant la salle Gaussin. Ces pièces, datant du XVIIe siècle, n’ont jamais été utilisées pour confesser des lépreux, qui n’existaient pas dans cette région à cette époque. En réalité, cet effet acoustique a probablement été le fruit du hasard.

Notes

[1] n° 15 sur le plan.

[2] n° 14 sur le plan.

1 Message

  • Le Trésor et la place de l’Écho

    26 février 2009 18:54
    Bonsoir ma Soeur , C’est par hasard que je tombe sur votre page et les notes que vous avez écrites sur le crucifix en Ivoire. Il y a plusieurs années je suis allé le voir et le photographier à la Communauté de St Jean. Je suis Collectionneur et Amateur de Crucifix. Il s’agit effectivement d’une oeuvre maniériste mais plutôt du début du XVIIeme sciècle.Il est très proche de Christs de sculpteurs espagnols. J’en possède un , différent mais aussi exceptionnel , qui provient d’une communauté de Soeurs dont le siège est à Bourges depuis le 17eme siècle. C’est un Christ que j’ai acquis en salle de vente qui était lui aussi annoncé fin XVIIeme mais c’est une erreur commise par ignorance du maniérisme français du début du XVIIeme. Tout simplement parce que les Christs de ce type Iconographique n’ont pas toujours été apprécié , en particulier leur nudité a été jugée trop accentuée , et ils ont été probablement détruits. Très cordialement Jean-François