Journées de l’orgue 2013

Concerts d’orgue à l’abbatiale Saint-Robert de La Chaise-Dieu organisés par l’Association Marin Carouge

Vendredi 9 août à 20 h
Samedi 10 août à 20 h
Dimanche 11 août à 17 h 30

Renseignements et billets

À l’office de tourisme de La Chaise-Dieu ou au début des concerts.
Il n’y a pas de réservation à faire.
- Entrée : 14 € (7 € pour les enfants)

Vendredi 9 août 2013 - 20 h — Concert de Baptiste-Florian Marle-Ouvrard

13 tableaux improvisés sur les tapisseries de la Chaise-Dieu

1er Tableau : 1 – L’Annonciation ; 2- La Nativité

2ème Tableau : 4 - La Fuite en Égypte ; 5- Le Massacre des Saints-Innocents

3ème Tableau : 7- La Tentation

4ème Tableau : 8 – La résurrection de Lazare

5ème Tableau : 9 – L’entrée Triomphale du Christ à Jérusalem

6ème Tableau : 11 – La Cène

7ème Tableau : 13 – La Flagellation ; 14 – Le Couronnement d’Epines

8ème Tableau : 16 – Le Portement de Croix

9ème Tableau : 17 – La Descente aux Enfers

10ème Tableau  : 19 – Résurrection et Glorification du Christ

11ème Tableau  : 22 – L’Ascencion

12ème Tableau : 23 – La Pentecôte

13ème Tableau : 25 – Le Jugement Dernier

La Danse Macabre

Camille Saint-Saëns, Danse Macabre (transcription d’Edwin Lemare)

Baptiste-Florian Marle-Ouvrard

Baptiste-Florian Marle-Ouvrard, débute le piano à l’âge de 4 ans au conservatoire russe de Paris. Il intègre quelques années plus tard le chœur d’enfant de la Maîtrise de Radio France. Après un premier de prix de piano à l’âge 14 ans, il cesse son activité de choriste et se tourne vers l’orgue. Il fait ses études au CNSM de Paris où il reçoit notamment l’enseignement d’Olivier LATRY, Thierry ESCAICH, Philippe LEFEBVRE, Pierre PINCEMAILLE, Jean-François ZYGEL et François-Xavier ROTH. Il y obtient huit prix dans les cursus d’Orgue, Improvisation au clavier, Composition et Direction d’Orchestre.

Il a été primé à différents concours internationaux :
- 2e Prix ex-æquo du Grand Prix d’Improvisation de Chartres (Grand-Prix non décerné) (2004)
- 2e Prix et prix du public au concours international d’interprétation de Luxembourg (2009)
- 1er Prix et prix du public au concours international d’improvisation de Leipzig (2009)
- 1er Prix et prix du public au concours international d’improvisation de Luxembourg (2011)
- Lauréat du concours M.Tariverdiev à Kaliningrad (Russie) (2011)
- 2e Prix ex-æquo et prix du public du Grand Prix d’Improvisation de Chartres (Grand-Prix non décerné) (2012)

Organiste titulaire des grandes orgues Abbey de l’église Saint Vincent-de-Paul de Clichy-la-Garenne (Paris), il poursuit une carrière internationale de concertiste en Europe ainsi qu’en Russie et aux USA. Professeur d’improvisation et d’écriture au conservatoire de Viry-Châtillon de 2006 à 2011, il enseigne régulièrement lors de master-class. Il crée également en 2007 son Oratorio « L’Arche de Noé », pour chœurs, orchestre et orgue. La revue « Organ – Journal für die Orgel » le nomme « Organist of the Year 2007 ». Également passionné par l’aéronautique, il obtient en 2008 sa licence de pilote privé.

 


Samedi 10 août 2013 - 20 h — Poème sacré & Comédie humaine
Concert de Vincent Genvrin

Kyrie du 1er ton, Gloria du 4e ton et Offertoire d’une messe pour les fêtes solennelles, restitués d’après ses deux Livres d’orgue contenant les huit tons à l’usage ordinaire de l’Église (1689 et 1700)

"Dans la tradition française des XVIIe et XVIIIe siècles, l’orgue joue à l’office un rôle, celui du peuple, qu’il représente et englobe du haut de sa tribune placée en fond de nef. C’est dans les prières a priori destinées aux fidèles qu’il tient la plus grande place, alternant avec les chantres pour le grand poème du Gloria, dont le Kyrie forme comme un prélude solennel.

François Couperin est le premier à avoir eu l’idée de suivre pas à pas le texte liturgique, en employant tous les moyens expressifs à sa disposition (Messe à l’usage des paroisses, 1690). Nous ignorons quel était le parti de son collègue et ami Jacques Boyvin lorsqu’il improvisait ses versets en la cathédrale de Rouen : nous nous sommes permis de restituer, à partir de ses deux Livres d’orgue (1689-1700), recueils de pièces classées par tons, un Kyrie et un Gloria selon le plan tracé par Couperin."

- Kyrie (premier ton)
Premier Kyrie : Grand Plein jeu continu (I)
Deuxième Kyrie : Fugue grave (I)
Christe : Récit de Cromhorne (I)
Quatrième Kyrie : Trio [à deux Dessus] (I)
Dernier Kyrie : Grand Dialogue (à quatre Chœurs) (I)

- Gloria (quatrième ton)
Et in terra pax : Grand Prélude à 5 parties à 2 Chœurs (I)
Benedicimus te : Fugue chromatique (II)
Glorificamus te : Duo (II)
Domine Deus, Rex caelestis : Dialogue en Fugue à deux chœurs (I)
Domine Deus, Agnus Dei : Récit grave de Nazar (II)
Qui tollis : Cromhorne en Taille (II)
Quoniam tu solus : Trio (à deux Dessus) (I)
Tu solus Altissimus : Dialogue de Récits et de Trios (de Trompette et de Tierce) (II)
Amen : A deux Chœurs (II)

- Offertoire sur les grands jeux

Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Prologue de Platée (1745) Transcription pour orgue de Vincent Genvrin

Il peut paraître déplacé de donner dans une église un large extrait de Platée de Jean-Philippe Rameau, « ballet bouffon » (1745) qui met en scène les amours ridicules d’une grenouille. Qu’on se rassure, il ne s’agira que du Prologue – indépendant de l’action et de nature allégorique selon l’usage français –, lequel décrit la Naissance de la Comédie. L’esprit léger qui l’anime n’est pas si éloigné de l’esthétique des organistes du temps de Louis XV : à la pompe du Grand Siècle ceux-ci préfèrent les rigaudons enjoués, les mélodies gracieuses ou souriantes, les évocations rustiques, cherchant à adoucir par l’Art les rigueurs d’une religion encore très marquée par le Jansénisme. On est d’ailleurs frappé de la facilité avec laquelle l’orchestre chatoyant de Platée s’adapte à l’instrument à tuyaux. Rameau, qui fut organiste, quoique n’ayant pas laissé de musique pour cet instrument, n’aurait-il pas élaboré certains effets en improvisant à l’office ?"

- Ouverture sur les grands jeux

Scène I : Branle et Récits de Trompette en taille – Récit et Ariette (Tierce en taille)

Scène II : Récit de Cromorne en taille – Basse de Cromorne – Récit – Duo sur les Tierces – Dialogue de Cornet et de Tierce – Air (Flûtes) – _ Récit – Fugue (Grands jeux)

Ballet : Air Pantomime (Duo) – Rigaudons I et II – Contredanse en rondeau

Vincent Genvrin

Né en 1965, Vincent Genvrin a étudié l’orgue avec Jean Boyer au conservatoire de Lille, Odile Bailleux puis Xavier Darasse au conservatoire national supérieur de Lyon où il obtient son diplôme en 1986. Il se perfectionne ensuite en Belgique avec Bernard Foccroulle et Jean Ferrard.

En 1988, il remporte le premier prix du concours Alexandre Guilmant à Boulogne-sur-mer et en 1994, le prix international du disque de la Société Liszt de Budapest pour son interprétation de la Via Crucis avec le chœur Sacrum de Riga (Lettonie).

Il est titulaire, à Paris, de l’orgue historique François Henri Clicquot de Saint-Nicolas des champs et de l’orgue Schwenkedel de Saint-Thomas-d’Aquin.

Titulaire du certificat d’aptitude, il est professeur d’orgue au conservatoire de Dieppe. Il est coordinateur artistique de l’Académie d’orgue de Dieppe, créée en 2010 à la suite de l’Académie de Saint-Dié-des-Vosges (1968-2009).

Vincent Genvrin s’est distingué par une dizaine d’enregistrements discographiques salués par la critique. Il est directeur artistique du label Hortus.

Il se produit régulièrement en concert, en France et à l’étranger (Belgique, Suisse, Allemagne, Lettonie, Hongrie, Roumanie, Ukraine, Japon, Canada) et a réalisé plusieurs enregistrements pour France-Musique.


Dimanche 11 août - 17 h 30 - M. Ré-Dièze et Mlle Mi-Bémol, à l’orgue J.-L. Perrot

M. Ré-Dièze et Mlle Mi-Bémol

M. Ré-Dièze et Mlle Mi-Bémol est une nouvelle de Jules Verne, publiée dans le Figaro illustré, no 45, 11e année (Noël 1893).

Les principaux personnages de la nouvelle :

Joseph Muller, surnommé M. Ré-Dièze, le narrateur de 50 ans. Il n’a que 10 ans à l’époque du récit.

Betty Clère, surnommée Mlle Mi-Bémol. 10 ans à l’époque. Plus tard, elle deviendra l’épouse de Joseph Muller.

Monsieur Valrügis, maître d’école à Kalfermatt.

Le curé de Kalfermatt. Très ennuyé par la défection de son organiste, il lui cherche vainement un remplaçant.

L’organiste, le vieil Eglisak, directeur de la maîtrise de Kalfermatt dont tous les enfants font partie. Musicien de génie selon certains, il composait une fugue qui restera inachevée, à cause de sa surdité.

• Quelques enfants de la maîtrise :

- Farina, petit Italien, membre de la manécanterie, « doué d’une jolie voix de haute-contre ».

- Hoct, petit Allemand « dont la voix descendait, descendait… jusqu’au fond de la terre ».

Maître Effarane, d’origine hongroise, âgé de trente-cinq à quarante ans, accordeur et facteur d’orgues.

Son aide, d’une trentaine d’années, une face de taureau têtu.

L’intrigue

Joseph Muller, actuel maître de poste à Kalfermatt, se souvient de son enfance. Alors âgé de dix ans, il fait partie de la trentaine d’enfants qui suit les cours à l’école du village. Cette bourgade se trouve « d’après ma Géographie, dans un des cantons catholiques de la Suisse, pas loin du lac de Constance, au pied des montagnes de l’Appenzel ». L’école est dirigée par M. Valrügis. S’ils n’étudient guère la musique en classe, les enfants, tous doués d’une belle voix, se rattrapent grâce à l’organiste Eglisak, qui leur enseigne la valeur des notes, la composition de la gamme,… Le vieil Eglisak est en train de composer une fugue, non encore achevée, mais la surdité le guette. Dès lors, l’orgue de l’église est privée de son musicien. Le curé du village décide de faire venir un autre organiste. Un jour, deux personnages curieux arrivent au village. Maître Effarane, musicien de génie, aux allures diaboliques, ainsi que son assistant…

Illustrations musicales de :

- Corrette,
- Balbastre,
- Walther,
- Bach,
- Purcell
- et Daquin

Jean-Louis VEYRE-PERRIN, récitant, baryton-basse

Après un passage par le violoncelle et la clarinette, Jean-Louis VEYRE-PERRIN se consacre depuis plusieurs années dans le travail vocal. Après de nombreuses années dans des chœurs affiliés au mouvement national A Cœur Joie, il intègre le chœur Symphonia de Villars (Loire) dirigé par Yannick Berne. Voulant aller plus en avant dans ce travail vocal il prend des cours de chant avec Alain Charles puis avec Jan-Marc Bruin.

Il est un membre fidèle du petit chœur de chambre Sinfonietta créé en 2006, émanation du chœur Symphionia qui rassemble amateurs de haut niveau, étudiants de conservatoires et jeunes professionnels, tous réunis dans un même élan d’excellence vocale. Jean-Louis VEYRE-PERRIN a également participé à plusieurs master class de travail solistique et opératique avec des concerts de fin de session, notamment sous la direction de Jean-Louis Serre. Il s’est notamment produit dans la région bordelaise, dans la Loire et en Isère en l’église Notre-Dame des Neiges de l’Alpe d’Huez.

Depuis 2012 il participe à une petite formation vocale d’Auvergne pour interpréter notamment le Requiem de Maurice Duruflé et les soli d’une messe de Charles Gounod. Il intervient enfin lors de soirées privées entre amis amateurs de musique.

Jean-Luc PERROT

Jean-Luc PERROT est organiste sur les orgues historiques Callinet (1837) de l’église Notre-Dame à Saint-Étienne depuis 1979. Il vient en outre d’être nommé à la succession d’Henri Delorme, sur les célèbres orgues Clicquot de Souvigny (Allier). Après des études de piano au conservatoire de Saint-Étienne sous la direction de Roland Meillier, il a travaillé l’orgue sous la direction, notamment, de Michel Chapuis, Jean Boyer, Odile Bailleux. Il joue également le clavecin, le piano forte, l’harmonium et le carillon. Agrégé de musicologie, il a soutenu sa Maîtrise de Musicologie sur l’œuvre d’orgue de Michel Corrette. Après avoir obtenu son Docteur ès Lettres et Arts ("L’orgue en France de 1789 à 1860"), il a été nommé Maître de Conférences à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Saint-Étienne. Il est l’auteur de nombreux articles, analyses et livrets de Compact-Disc, notices historiques.

Ses enregistrements discographiques sur des orgues historiques (Saint-Étienne, La Chaise-Dieu, Rodez, Souvigny), ont montré son attachement aux partitions rares et anciennes. Ses concerts l’ont amené aux quatre coins de France mais aussi en Italie, Pologne, Allemagne, Espagne, Canada. Il s’est livré récemment à plusieurs expériences d’improvisation, notamment dans de longues séances d’accompagnement de films muets.

Jean-Luc Perrot est également compositeur : il a écrit plusieurs pages pour orgue seul et orgue à 4 mains, des œuvres pour chœur, carillon, ou diverses formations de musique de chambre. Après une partition sur le thème de « La conversion de Saül », pièce musicale en 12 tableaux pour trois orgues, récitant et une foule chantante, donnée en création mondiale à Nice le 1er juillet 2012, il termine actuellement la « Messe des repons » pour chœur et grand-orgue, qui sera donné en création aux Journées Musicales d’Automne à Souvigny, le 29 septembre 2013. Il est chevalier dans l’ordre des Palmes Académiques.

  • Journées de l’orgue 2015

    Les journées de l’orgue se dérouleront du 7 au 10 août, sur 4 jours, pour fêter les 20 ans de la restauration de l’orgue (inauguration en 1995), avec pour thème « l’orgue en Europe ». [(Vendredi 7 août (...)

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