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Quatrième tapisserie : La trahison de l’ami

La trahison de Judas

De l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 26, 14-16) — Jésus vendu par Judas

Alors l’un des Douze, appelé Judas Iscariote, se rendit auprès des grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, et moi je vous le livrerai ? » Ceux-ci lui versèrent trente pièces d’argent. Et de ce moment il cherchait une occasion favorable pour le livrer. (AELF)

Du livre de la Genèse (Gn 37, 23-28) — Joseph vendu par ses frères

Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de la tunique précieuse qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est du même sang que nous, c’est notre frère. » Les autres l’écoutèrent. Quand la caravane arriva, ils retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte. (BJ)

Du livre des Juges (Jg 16, 4-21) —Samson vendu par Dalila

Samson s’éprit d’une femme de la vallée de Soreq qui se nommait Dalila. Les princes des Philistins allèrent la trouver et lui dirent : « Séduis-le et sache d’où vient sa grande force, par quel moyen nous pourrions nous rendre maîtres de lui et le lier pour le maîtriser. Quant à nous, nous te donnerons chacun onze cents sicles d’argent. » Dalila dit à Samson : « Apprends-moi, je te prie, d’où vient ta grande force et avec quoi il faudrait te lier pour te maîtriser. » Samson lui répondit : « Si on me liait avec sept cordes d’arc fraîches et qu’on n’aurait pas encore fait sécher, je perdrais ma vigueur et je deviendrais comme un homme ordinaire. » Les princes des Philistins apportèrent à Dalila sept cordes d’arc fraîches qu’on n’avait pas encore fait sécher et elle s’en servit pour le lier. Elle avait des gens embusqués dans sa chambre et elle lui cria : « Les Philistins sur toi, Samson ! » Il rompit les cordes d’arc comme se rompt un cordon d’étoupe lorsqu’il sent le feu. Ainsi le secret de sa force demeura inconnu. Alors Dalila dit à Samson : « Tu t’es joué de moi et tu m’as dit des mensonges. Mais maintenant fais-moi connaître, je te prie, avec quoi il faudrait te lier. » Il lui répondit : « Si on me liait fortement avec des cordes neuves qui n’ont jamais servi, je perdrais ma vigueur et je deviendrais comme un homme ordinaire. » Alors Dalila prit des cordes neuves, elle s’en servit pour le lier puis lui cria : « Les Philistins sur toi, Samson ! » et elle avait des gens embusqués dans sa chambre. Mais il rompit comme un fil les cordes qu’il avait aux bras. Alors Dalila dit à Samson : « Jusqu’à présent tu t’es joué de moi et tu m’as dit des mensonges. Apprends-moi avec quoi il faudrait te lier. » Il lui répondit : « Si tu tissais les sept tresses de ma chevelure avec la chaîne d’un tissu, et si tu les resserrais en frappant avec la batte, je perdrais ma force et deviendrais comme un homme ordinaire. » Elle l’endormit, puis elle tissa les sept tresses de sa chevelure avec la chaîne, elle les resserra en frappant avec la batte et lui cria : « Les Philistins sur toi, Samson ! » Il s’éveilla de son sommeil et arracha la batte avec la chaîne. Dalila lui dit : « Comment peux-tu dire que tu m’aimes, alors que ton cœur n’est pas avec moi ? Voilà trois fois que tu te joues de moi et tu ne m’as pas fait connaître d’où vient ta grande force. » Comme tous les jours elle le poussait à bout par ses paroles et qu’elle le harcelait, il fut excédé à en mourir. Il lui ouvrit tout son cœur : « Le rasoir n’a jamais passé sur ma tête, lui dit-il, car je suis nazir de Dieu depuis le sein de ma mère. Si on me rasait, alors ma force se retirerait de moi, je perdrais ma vigueur et je deviendrais comme tous les hommes. » Dalila comprit alors qu’il lui avait ouvert tout son cœur, elle fit appeler les princes des Philistins et leur dit : « Venez cette fois, car il m’a ouvert tout son cœur. » Et les princes des Philistins vinrent chez elle, l’argent en main. Elle endormit Samson sur ses genoux, appela un homme et lui fit raser les sept tresses des cheveux de sa tête. Ainsi elle commença à le dominer et sa force se retira de lui. Elle cria : « Les Philistins sur toi, Samson ! » S’éveillant de son sommeil il se dit : « J’en sortirai comme les autres fois et je me dégagerai. » Mais il ne savait pas que Yahvé s’était retiré de lui. Les Philistins se saisirent de lui, ils lui crevèrent les yeux et le firent descendre à Gaza. Ils l’enchaînèrent avec une double chaîne d’airain et il tournait la meule dans la prison. (BJ)

La Cène, le dernier repas de Jésus avec ses Apôtres

Cette tapisserie représente simultanément deux scènes distinctes du Nouveau Testament : la consécration du pain et l’annonce de la trahison de Judas.

De l’Évangile selon saint Luc (Lc 22, 14-24) — Le repas pascal

Quand l’heure fut venue, Jésus se mit à table, et les Apôtres avec lui. Il leur dit : « J’ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! Car je vous le déclare : jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit pleinement réalisée dans le royaume de Dieu. » Il prit alors une coupe, il rendit grâce et dit : « Prenez, partagez entre vous. Car je vous le déclare : jamais plus désormais je ne boirai du fruit de la vigne jusqu’à ce que vienne le règne de Dieu. » Puis il prit du pain ; après avoir rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Et pour la coupe, il fit de même à la fin du repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous. Cependant la main de celui qui me livre est là, à côté de moi sur la table. En effet, le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux l’homme qui le livre ! » Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres lequel d’entre eux allait faire cela. Ils en arrivèrent à se quereller : lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ? (AELF)

Du livre de la Genèse (Gn 14, 17-20) — Abraham & Melkisédech

Quand Abram revint après avoir battu Kedor-Laomer et les rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome alla à sa rencontre dans la vallée de Shavé (c’est la vallée du Roi). Melchisédech, roi de Shalem, apporta du pain et du vin ; il était prêtre du Dieu Très-Haut. Il prononça cette bénédiction : « Béni soit Abram par le Dieu Très-Haut qui créa ciel et terre, et béni soit le Dieu Très-Haut qui a livré tes ennemis entre tes mains. » Et Abram lui donna la dîme de tout. (BJ)

Du livre de l’Exode (Ex 16, 11-35) — Dieu donne la nourriture

Le Seigneur parla à Moïse et lui dit : « J’ai entendu les murmures des Israélites. Parle-leur et dis-leur : Au crépuscule vous mangerez de la viande et au matin vous serez rassasiés de pain. Vous saurez alors que je suis le Seigneur votre Dieu. » Le soir, des cailles montèrent et couvrirent le camp, et au matin, il y avait une couche de rosée tout autour du camp. Cette couche de rosée évaporée, apparut sur la surface du désert quelque chose de menu, de granuleux, de fin comme du givre sur le sol. Lorsque les Israélites virent cela, ils se dirent l’un à l’autre : « Mann hou ? » (ce qui veut dire : Qu’est-ce que c’est ?) Car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : « Cela, c’est le pain que le Seigneur vous a donné à manger. Voici ce qu’a ordonné le Seigneur : Recueillez-en chacun selon ce qu’il peut manger, un gomor par personne. Vous en prendrez chacun selon le nombre des personnes qu’il a dans sa tente. » Les Israélites firent ainsi et en recueillirent les uns beaucoup, les autres peu. Quand ils mesurèrent au gomor, celui qui avait beaucoup recueilli n’en avait pas trop, et celui qui avait peu recueilli en avait assez : chacun avait recueilli ce qu’il pouvait manger. Moïse leur dit : « Que personne n’en mette en réserve jusqu’au lendemain. » Certains n’écoutèrent pas Moïse et en mirent en réserve jusqu’au lendemain, mais les vers s’y mirent et cela devint infect. Moïse s’irrita contre eux. Ils en recueillirent chaque matin, chacun selon ce qu’il pouvait manger, et quand le soleil devenait chaud, cela fondait. Or le sixième jour, ils recueillirent le double de pain, deux gomors par personne, et tous les chefs de la communauté vinrent l’annoncer à Moïse. Il leur dit : « Voici ce qu’a dit le Seigneur : Demain est un jour de repos complet, un saint sabbat pour le Seigneur. Cuisez ce que vous voulez cuire, faites bouillir ce que vous voulez faire bouillir et tout le surplus, mettez-le en réserve jusqu’à demain. » Ils le mirent en réserve jusqu’au lendemain, comme Moïse l’avait ordonné ; ce ne fut pas infect et il n’y eut pas de vers dedans. Moïse dit : « Mangez-le aujourd’hui, car ce jour est un sabbat pour le Seigneur ; aujourd’hui vous n’en trouveriez pas dans les champs. Pendant six jours vous en recueillerez mais le septième jour, le sabbat, il n’y en aura pas. » Le septième jour cependant, des gens sortirent pour en recueillir mais ils n’en trouvèrent pas. Le Seigneur dit à Moïse : « Jusqu’à quand refuserez-vous d’écouter mes commandements et mes lois ? Voyez, le Seigneur vous a donné le sabbat, c’est pourquoi le sixième jour il vous donne du pain pour deux jours. Restez chacun là où vous êtes, que personne ne sorte de chez soi le septième jour. » Le peuple chôma donc le septième jour. La maison d’Israël donna à cela le nom de manne. On eût dit de la graine de coriandre, c’était blanc et cela avait un goût de galette au miel. Moïse dit : « Voici ce qu’a ordonné le Seigneur : Remplissez-en un gomor et préservez-le pour vos descendants, afin qu’ils voient le pain dont je vous ai nourri dans le désert, quand je vous ai fait sortir du pays d’Égypte. » Moïse dit à Aaron : « Prends un vase, mets-y un plein gomor de manne et place-le devant Le Seigneur afin de le préserver pour vos générations. » Comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse, Aaron le plaça devant le Témoignage, pour qu’il y soit préservé. Les Israélites mangèrent de la manne pendant quarante ans, jusqu’à ce qu’ils arrivent en pays habité ; ils mangèrent la manne jusqu’à ce qu’ils arrivent aux confins du pays de Canaan. (BJ)

Le Baiser de Judas et l’arrestation de Jésus

Ici aussi, la tapisserie représente simultanément deux scènes distinctes du Nouveau Testament.

De l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 26, 47-50) — Le baiser de Judas

Comme Jésus parlait encore, voilà que Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée de glaives et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le trahissait leur avait donné un signe : « Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui : arrêtez-le. » Et aussitôt, s’avançant vers Jésus, il dit : « Salut, Rabbi ! », et il lui donna un baiser. Jésus lui dit : « Ami, tu es là pour cela ! » Alors ils s’avancèrent, mirent la main sur Jésus et le saisirent.

Du second livre de Samuel (2S 3, 17-39) — Joab tue Abner

Abner, chef de l’armée de Saül, avait eu des pourparlers avec les anciens d’Israël et leur avait dit : « Voici longtemps que vous désirez avoir David pour votre roi. Agissez donc maintenant, puisque le Seigneur a dit ceci à propos de David : C’est par l’entremise de mon serviteur David que je délivrerai mon peuple Israël de la main des Philistins et de tous ses ennemis. » Abner parla aussi à Benjamin, puis il alla à Hébron pour exposer à David tout ce qu’avaient approuvé les Israélites et toute la maison de Benjamin. Abner, accompagné de vingt hommes, arriva chez David à Hébron et David offrit un festin à Abner et aux hommes qui étaient avec lui. Abner dit ensuite à David : « Allons ! Je vais rassembler tout Israël auprès de Monseigneur le roi : Ils concluront un pacte avec toi et tu régneras sur tout ce que tu souhaites. » David congédia Abner, qui partit en paix. Il se trouva que la garde de David et Joab revenaient alors de la razzia, ramenant un énorme butin, et Abner n’était plus auprès de David à Hébron, puisque David l’avait congédié et qu’il était partit en paix. Lorsqu’arrivèrent Joab et toute la troupe qui le suivait, on prévint Joab qu’Abner, fils de Ner, était venu chez le roi et que celui-ci l’avait laissé repartir en paix. Alors Joab entra chez le roi et dit : « Qu’as-tu fait ? Abner est venu chez toi, pourquoi donc l’as-tu laissé partir ? Tu connais Abner, fils de Ner. C’est pour te tromper qu’il est venu, pour connaître tes allées et venues, pour savoir tout ce que tu fais ! » Joab sortit de chez David et envoya derrière Abner des messagers qui le firent revenir depuis la citerne de Sira, à l’insu de David. Quand Abner arriva à Hébron, Joab le prit à l’écart à l’intérieur de la porte, sous prétexte de parler tranquillement avec lui, et là il le frappa mortellement au ventre, à cause du sang d’Asahel son frère. Lorsque David apprit ensuite la chose, il dit : « Moi et mon royaume, nous sommes pour toujours innocents devant Le Seigneur du sang d’Abner, fils de Ner : qu’il retombe sur la tête de Joab et sur toute sa famille ! Qu’il ne cesse d’y avoir dans la maison de Joab des gens atteints d’écoulement ou de lèpre, des hommes bons à tenir le fuseau ou qui tombent sous l’épée, ou qui manquent de pain ! » (Joab et son frère Abishaï avaient assassiné Abner parce qu’il avait fait mourir leur frère Asahel au combat de Gabaôn.) David dit à Joab et à toute la troupe qui l’accompagnait : « Déchirez vos vêtements, mettez des sacs et faites le deuil devant Abner », et le roi David marchait derrière la civière. On ensevelit Abner à Hébron ; le roi éclata en sanglots sur la tombe et tout le peuple pleura aussi. Le roi chanta cette complainte sur Abner : « Abner devait-il mourir comme meurt l’insensé ? Tes mains n’étaient pas liées, tes pieds n’étaient pas mis aux fers, tu es tombé comme on tombe devant des malfaiteurs ! » et les larmes de tout le peuple redoublèrent. Tout le peuple vint inviter David à prendre de la nourriture alors qu’il faisait encore jour, mais David fit ce serment : « Que Dieu me fasse tel mal et qu’il y ajoute tel autre si je goûte à du pain ou à quoi que ce soit avant le coucher du soleil. » Tout le peuple remarqua cela et le trouva bien, car tout ce que faisait le roi était approuvé par le peuple. Ce jour-là, tout le peuple et tout Israël comprirent que le roi n’était pour rien dans la mort d’Abner, fils de Ner. (BJ)

De l’Évangile selon saint Jean (Jn 18, 1-9) — L’arrestation de Jésus

Après avoir ainsi parlé, Jésus se rendit, accompagné de ses disciples, au-delà du torrent de Cédron, où il y avait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le trahissait, connaissait aussi ce lieu, parce que Jésus y était souvent allé avec ses disciples. Ayant donc pris la cohorte et des satellites fournis par les Pontifes et les Pharisiens, Judas y vint avec des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus de Nazareth. » Il leur dit : « C’est moi. » Or, Judas, qui le trahissait, était là avec eux. Lors donc que Jésus leur eut dit : « C’est moi », ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda encore une fois : « Qui cherchez-vous ? » Et ils dirent : « Jésus de Nazareth. » Jésus répondit : « Je vous l’ai dit, c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. » Il dit cela afin que fût accomplie la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que vous m’avez donnés. » (AELF)

Du livre d’Isaïe (Isaïe 14, 3-21) — Chute des esprits mauvais

Et il arrivera qu’au jour où Le Seigneur te soulagera de ta souffrance, de tes tourments et de la dure servitude à laquelle tu étais asservi, tu entonneras cette satire sur le roi de Babylone, et tu diras : Comment a fini le tyran, a fini son arrogance ? Le Seigneur a brisé le bâton des méchants, le sceptre des souverains, lui qui rouait de coups les peuples, avec emportement et sans relâche, qui maîtrisait avec colère les nations, les pourchassant sans répit. Toute la terre repose dans le calme, on pousse des cris de joie. Les cyprès même se réjouissent à ton sujet, et les cèdres du Liban : « Depuis que tu t’es couché, on ne monte plus pour nous abattre ! » En bas, le shéol a tressailli à ton sujet pour venir à ta rencontre, il a réveillé pour toi les ombres, tous les potentats de la terre, il a fait lever de leur trône tous les rois des nations. Tous prennent la parole pour te dire : « Toi aussi, tu es déchu comme nous, devenu semblable à nous. Ton faste a été précipité au shéol, avec la musique de tes cithares. Sous toi s’est formé un matelas de vermine, les larves te recouvrent. Comment es-tu tombé du ciel, étoile du matin, fils de l’aurore ? As-tu été jeté à terre, vainqueur des Nations ? Toi qui avais dit dans ton cœur : J’escaladerai les cieux, au-dessus des étoiles de Dieu j’élèverai mon trône, je siégerai sur la montagne de l’Assemblée, aux confins du septentrion. Je monterai au sommet des nuages, je m’égalerai au Très-Haut. Mais tu as été précipité au shéol, dans les profondeurs de l’abîme. » Ceux qui t’aperçoivent te considèrent, ils fixent leur regard sur toi. « Est-ce bien l’homme qui faisait trembler la terre, qui ébranlait les royaumes ? Il a réduit le monde en désert, rasé les villes, il ne renvoyait pas chez eux les prisonniers. Tous les rois des nations, tous, reposent avec honneur, chacun chez soi. Toi, on t’a jeté hors de ton sépulcre, comme un rameau dégoûtant, au milieu de gens massacrés, transpercés par l’épée, jetés sur les pierres de la fosse, comme une charogne foulée aux pieds. Tu ne leur seras pas uni dans la tombe, car tu as ruiné ton pays, fait périr ton peuple. Plus jamais on ne prononcera le nom de la race des méchants. Préparez le massacre de ses fils pour la faute de leur père. Qu’ils ne se lèvent plus pour conquérir la terre et couvrir de villes la face du monde. » (BJ)

Du livre de l’Apocalypse (Ap 12, 7-12) — Le combat de Michel & ses anges

Il y eut alors un combat dans le ciel : celui de Michel et de ses anges contre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec l’aide des siens, mais ils furent les moins forts et perdirent leur place dans le ciel. Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le serpent des origines, celui qu’on nomme Démon et Satan, celui qui égarait le monde entier. Il fut jeté sur la terre, et ses anges avec lui. Alors j’entendis dans le ciel une voix puissante, qui proclamait : « Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ ! Car l’accusateur de nos frères a été rejeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Et eux, ils l’ont vaincu par le sang de l’Agneau et le témoignage de leur parole. Dépassant l’amour d’eux-mêmes, ils sont allés jusqu’à la mort. Ciel, sois donc dans la joie, ainsi que vous tous qui demeurez aux cieux. Mais malheur pour la terre et pour la mer, parce que le démon est descendu vers vous en grande fureur, sachant qu’il lui reste peu de temps. » (AELF)