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Onzième tapisserie : Les mystères de gloire

L’APPARITION À THOMAS

De l’Évangile selon saint Jean (Jn 20, 19-29) — L’apparition à Thomas

Ce même soir [1], le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (AELF)

Du livre de la Genèse (Gn 44, 14-45, 15) — Joseph se fait reconnaître par ses frères

Lorsque Juda et ses frères entrèrent dans la maison de Joseph, celui-ci s’y trouvait encore, et ils tombèrent à terre devant lui. Joseph leur demanda : « Quelle est cette action que vous avez commise ? Ne saviez-vous pas qu’un homme comme moi sait deviner ? » Et Juda répondit : « Que dirons-nous à Monseigneur, comment parler et comment nous justifier ? C’est Dieu qui a mis en évidence la faute de tes serviteurs. Nous voici donc les esclaves de Monseigneur, aussi bien nous autres que celui aux mains duquel on a trouvé la coupe. » Mais il reprit : « Loin de moi d’agir ainsi ! L’homme aux mains duquel la coupe a été trouvée sera mon esclave, mais vous, retournez en paix chez votre père. » Alors Juda s’approcha de lui et dit : « S’il te plaît, Monseigneur, permets que ton serviteur fasse entendre un mot aux oreilles de Monseigneur, sans que ta colère s’enflamme contre ton serviteur, car tu es vraiment comme Pharaon ! Monseigneur avait posé cette question à ses serviteurs : Avez-vous encore un père ou un frère ? Et nous avons répondu à Monseigneur : Nous avons un vieux père et un cadet, qui lui est né dans sa vieillesse ; le frère de celui-ci est mort, il reste le seul enfant de sa mère et notre père l’aime ! Alors tu as dit à tes serviteurs : Amenez-le-moi, que mon regard se pose sur lui. Nous avons répondu à Monseigneur : L’enfant ne peut pas quitter son père ; s’il quitte son père, celui-ci en mourra. Mais tu as insisté auprès de tes serviteurs : Si votre plus jeune frère ne descend pas avec vous, vous ne serez plus admis en ma présence. Donc, lorsque nous sommes remontés chez ton serviteur, mon père, nous lui avons apporté les paroles de Monseigneur. Et lorsque notre père a dit : Retournez pour nous acheter un peu de vivres, nous avons répondu : Nous ne pouvons pas descendre. Nous ne descendrons que si notre jeune frère est avec nous, car il n’est pas possible que nous soyons admis en présence de cet homme sans que notre plus jeune frère soit avec nous. Alors ton serviteur, mon père, nous a dit : Vous savez bien que ma femme ne m’a donné que deux enfants : l’un m’a quitté et j’ai dit : il a été mis en pièces ! et je ne l’ai plus revu jusqu’à présent. Que vous preniez encore celui-ci d’auprès de moi et qu’il lui arrive malheur et vous feriez descendre dans la peine mes cheveux blancs au shéol. Maintenant, si j’arrive chez ton serviteur, mon père, sans que soit avec nous l’enfant à l’âme duquel son âme est liée, dès qu’il verra que l’enfant n’est pas avec nous, il mourra, et tes serviteurs auront fait descendre dans l’affliction les cheveux blancs de ton serviteur, notre père, au shéol. Et ton serviteur s’est porté garant de l’enfant auprès de mon père, en ces termes : Si je ne te le ramène pas, j’en serai coupable envers mon père toute ma vie. Maintenant, que ton serviteur reste comme esclave de Monseigneur à la place de l’enfant et que celui-ci remonte avec ses frères. Comment, en effet, pourrais-je remonter chez mon père sans que l’enfant soit avec moi ? Je ne veux pas voir le malheur qui frapperait mon père. » Alors Joseph ne put se contenir devant tous les gens de sa suite et il s’écria : « Faites sortir tout le monde d’auprès de moi » ; et personne ne resta auprès de lui pendant que Joseph se faisait connaître à ses frères, mais il pleura tout haut et tous les Égyptiens entendirent, et la nouvelle parvint au palais de Pharaon. Joseph dit à ses frères : « Je suis Joseph ! Mon père vit-il encore ? » Et ses frères ne purent lui répondre, car ils étaient bouleversés de le voir. Alors Joseph dit à ses frères : « Approchez-vous de moi ! » et ils s’approchèrent. Il dit : « Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu en Égypte. Mais maintenant ne soyez pas chagrins et ne vous fâchez pas de m’avoir vendu ici, car c’est pour préserver vos vies que Dieu m’a envoyé en avant de vous. Voici, en effet, deux ans que la famine est installée dans le pays et il y aura encore cinq années sans labour ni moisson. Dieu m’a envoyé en avant de vous pour assurer la permanence de votre race dans le pays et sauver vos vies pour une grande délivrance. Ainsi, ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici, c’est Dieu, et il m’a établi comme père pour Pharaon, comme maître sur toute sa maison, comme gouverneur dans tout le pays d’Égypte. « Remontez vite chez mon père et dites-lui : Ainsi parle ton fils Joseph : Dieu m’a établi maître sur toute l’Égypte. Descends auprès de moi sans tarder. Tu habiteras dans le pays de Goshèn et tu seras près de moi, toi-même, tes enfants, tes petits-enfants, ton petit et ton gros bétail, et tout ce qui t’appartient. Là, je pourvoirai à ton entretien, car la famine durera encore cinq années, pour que tu ne sois pas dans l’indigence, toi, ta famille et tout ce qui est à toi. Vous voyez de vos propres yeux et mon frère Benjamin voit que c’est ma bouche qui vous parle. Racontez à mon père toute la gloire que j’ai en Égypte et tout ce que vous avez vu, et hâtez-vous de faire descendre ici mon père. » Alors il se jeta au cou de son frère Benjamin et pleura. Benjamin aussi pleura à son cou. Puis il couvrit tous ses frères de baisers et pleura en les embrassant. Après quoi, ses frères s’entretinrent avec lui. (BJ)

Du livre des Nombres (Nb 22, 2-7.21-35) — L’ânesse de Balaam

Balaq, fils de Cippor, vit tout ce qu’Israël avait fait aux Amorites ; Moab fut pris de panique devant ce peuple, car il était fort nombreux. Moab eut peur des Israélites ; il dit aux anciens de Madiân : « Voilà cette multitude en train de tout brouter autour de nous comme un bœuf broute l’herbe des champs. » Balaq, fils de Cippor, était roi de Moab en ce temps-là. Il envoya des messagers mander Balaam, fils de Béor, à Pétor, sur le Fleuve, au pays des fils d’Ammav. Il lui disait : « Voici que le peuple qui est sorti d’Égypte a couvert tout le pays ; il s’est établi en face de moi. Viens donc, je te prie, et maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi. Ainsi pourrons-nous le battre et le chasser du pays. Car je le sais : celui que tu bénis est béni, celui que tu maudis est maudit. » Les anciens de Moab et les anciens de Madiân partirent, le salaire de l’augure en main. Ils vinrent trouver Balaam et lui transmirent les paroles de Balaq. Il leur dit : « Passez ici la nuit, et je vous répondrai selon ce que m’aura dit Yahvé. » Les princes de Moab restèrent chez Balaam. Dieu vint à Balaam et lui dit : « Quels sont ces hommes qui sont chez toi ? » Balaam répondit à Dieu : « Balaq, fils de Cippor, roi de Moab, m’a fait dire ceci : Voici que le peuple qui est sorti d’Égypte a couvert tout le pays. Viens donc, maudis-le-moi ; ainsi pourrai-je le combattre et le chasser. » Dieu dit à Balaam : « Tu n’iras pas avec eux. Tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni. » Au matin, Balaam se leva et dit aux princes envoyés par Balaq : « Partez pour votre pays, car Yahvé refuse de me laisser aller avec vous. » Les princes de Moab se levèrent, se rendirent auprès de Balaq et lui dirent : « Balaam a refusé de venir avec nous. » Balaq envoya de nouveau des princes, mais plus nombreux et plus considérés que les premiers. Ils se rendirent auprès de Balaam et lui dirent : « Ainsi a parlé Balaq, fils de Cippor : Ne refuse pas, je te prie, de venir jusqu’à moi. Car je t’accorderai les plus grands honneurs, et tout ce que tu me diras, je le ferai. Viens donc, et maudis-moi ce peuple. » Balaam fit aux envoyés de Balaq cette réponse : « Quand Balaq me donnerait plein sa maison d’argent et d’or, je ne pourrais transgresser l’ordre de Yahvé mon Dieu en aucune chose, petite ou grande. Maintenant, passez ici la nuit vous aussi, et j’apprendrai ce que Yahvé pourra me dire encore. » Dieu vint à Balaam pendant la nuit et lui dit : « Ces gens ne sont-ils pas venus t’appeler ? Lève-toi, pars avec eux. Mais tu ne feras que ce que je te dirai. » Au matin, Balaam se leva, sella son ânesse et partit avec les princes de Moab. Son départ excita la colère de Yahvé, et l’Ange de Yahvé se posta sur la route pour lui barrer le passage. Lui montait son ânesse, ses deux garçons l’accompagnaient. Or l’ânesse vit l’Ange de Yahvé posté sur la route, son épée nue à la main ; elle s’écarta de la route à travers champs. Mais Balaam battit l’ânesse pour la ramener sur la route. L’Ange de Yahvé se tint alors dans un chemin creux, au milieu des vignes, avec un mur à droite et un mur à gauche. L’ânesse vit l’Ange de Yahvé et rasa le mur, y frottant le pied de Balaam. Il la battit encore une fois. L’Ange de Yahvé changea de place et se tint en un passage resserré, où il n’y avait pas d’espace pour passer ni à droite ni à gauche. Quand l’ânesse vit l’Ange de Yahvé, elle se coucha sous Balaam. Balaam se mit en colère et battit l’ânesse à coups de bâton. Alors Yahvé ouvrit la bouche de l’ânesse et elle dit à Balaam : « Que t’ai-je fait, pour que tu m’aies battue ainsi par trois fois ? » Balaam répondit à l’ânesse : « C’est que tu t’es moquée de moi ! Si j’avais eu à la main une épée, je t’aurais déjà tuée. » L’ânesse dit à Balaam : « Ne suis-je pas ton ânesse, qui te sers de monture depuis toujours et jusqu’aujourd’hui ? Ai-je l’habitude d’agir ainsi envers toi ? » Il répondit : « Non. » Alors Yahvé ouvrit les yeux de Balaam. Il vit l’Ange de Yahvé posté sur la route, son épée nue à la main. Il s’inclina et se prosterna face contre terre. Et l’Ange de Yahvé lui dit : « Pourquoi as-tu battu ainsi ton ânesse par trois fois ? C’est moi qui étais venu te barrer le passage ; car moi présent, la route n’aboutit pas. L’ânesse m’a vu et devant moi elle s’est détournée par trois fois. Bien t’en a pris qu’elle se soit détournée, car je t’aurais déjà tué. Elle, je l’aurais laissée en vie. » Balaam répondit à l’Ange de Yahvé : « J’ai péché. C’est que j’ignorais que tu étais posté devant moi sur la route. Et maintenant, si cela te déplaît, je m’en retourne. » L’Ange de Yahvé répondit à Balaam : Va avec ces hommes. Seulement, ne dis rien de plus que ce que je te ferai dire. Balaam s’en alla avec les princes envoyés par Balaq. (BJ)

L’ASCENSION

De l’Évangile selon saint Marc (Mc 16, 15-20) — Jésus est enlevé au ciel

Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. (AELF)

Du livre des Actes des Apôtres (1, 1-13)

Mon cher Théophile, dans mon premier livre j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel après avoir, dans l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’était montré vivant après sa Passion : il leur en avait donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur était apparu, et leur avait parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre ce que le Père avait promis. Il leur disait : « C’est la promesse que vous avez entendue de ma bouche. Jean a baptisé avec de l’eau ; mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici quelques jours. » Réunis autour de lui, les Apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates que le Père a fixés dans sa liberté souveraine. Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. » Alors, ils retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem, qui n’est pas loin. (La distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.) (AELF)

Du livre de la Genèse (Gn 5, 21-24) — Hénoch

Quand Hénok eut 65 ans, il engendra Mathusalem. Hénok marcha avec Dieu. Après la naissance de Mathusalem, Hénok vécut 300 ans et il engendra des fils et des filles. Toute la durée de la vie d’Hénok fut de 365 ans. Hénok marcha avec Dieu, puis il disparut, car Dieu l’enleva. (BJ)

Du second livre des Rois (2R 2, 1-13) — Le char de feu d’Elie

Voici ce qui arriva lorsque Yahvé enleva Élie au ciel dans le tourbillon : Élie et Élisée partirent de Gilgal, et Élie dit à Élisée : "Reste donc ici, car Yahvé ne m’envoie qu’à Béthel » ; mais Élisée répondit : « Aussi vrai que Yahvé est vivant et que tu vis toi-même, je ne te quitterai pas ! » et ils descendirent à Béthel. Les frères prophètes, qui résident à Béthel, sortirent à la rencontre d’Élisée et lui dirent : « Sais-tu qu’aujourd’hui Yahvé va emporter ton maître par-dessus ta tête ? » Il dit : « Moi aussi je sais ; silence ! » Élie lui dit : « Élisée ! Reste donc ici, car Yahvé ne m’envoie qu’à Jéricho » ; mais il répondit : « Aussi vrai que Yahvé est vivant et que tu vis toi-même, je ne te quitterai pas ! » et ils allèrent à Jéricho. Les frères prophètes qui résident à Jéricho s’approchèrent d’Élisée et lui dirent : « Sais-tu qu’aujourd’hui Yahvé va emporter ton maître par-dessus ta tête ? » Il dit : « Moi aussi je sais ; silence ! » Élie lui dit : « Reste donc ici, car Yahvé ne m’envoie qu’au Jourdain » ; mais il répondit : « Aussi vrai que Yahvé est vivant et que tu vis toi-même, je ne te quitterai pas ! » et ils s’en allèrent tous deux. 50 frères prophètes vinrent et s’arrêtèrent à distance, au loin, pendant que tous deux se tenaient au bord du Jourdain. Alors Élie prit son manteau, le roula et frappa les eaux, qui se divisèrent d’un côté et de l’autre, et tous deux traversèrent à pied sec. Dès qu’ils eurent passé, Élie dit à Élisée : « Demande : Que puis-je faire pour toi avant d’être enlevé d’auprès de toi ? » Et Élisée répondit : « Que me revienne une double part de ton esprit ! » Élie reprit : « Tu demandes une chose difficile : si tu me vois pendant que je serai enlevé d’auprès de toi, cela t’arrivera ; sinon, cela n’arrivera pas. » Or, comme ils marchaient en conversant, voici qu’un char de feu et des chevaux de feu se mirent entre eux deux, et Élie monta au ciel dans le tourbillon. Élisée voyait et il criait : « Mon père ! Mon père ! Char d’Israël et son attelage ! » puis il ne le vit plus et, saisissant ses vêtements, il les déchira en deux. Il ramassa le manteau d’Elie, qui avait glissé, et revint se tenir sur la rive du Jourdain. (BJ)

LA PENTECÔTE

Du livre des Actes des Apôtres (2, 1-11) — La Pentecôte

Quand arriva la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d’Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l’Égypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »

Du livre de l’Exode (Ex 34, 4-10. 28-35) — Moïse sur la montagne

Moïse tailla de nouveau deux tables de pierre. Il se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer auprès de Moïse. Il proclama lui-même son nom ; il passa devant Moïse et proclama : « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité, qui garde sa fidélité jusqu’à la millième génération, supporte faute, transgression et péché, mais ne laisse rien passer, car il punit la faute des pères sur les fils et les petits-fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération. » Aussitôt Moïse se prosterna jusqu’à terre, et il dit : « S’il est vrai, Seigneur, que j’ai trouvé grâce devant toi, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c’est un peuple à la tête dure ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous un peuple qui t’appartienne. » Moïse demeura sur le Sinaï avec le Seigneur quarante jours et quarante nuits ; il ne mangea pas de pain et ne but pas d’eau. Sur les tables de pierre, il écrivit les clauses de l’Alliance, les Dix Commandements. Lorsque Moïse descendit de la montagne du Sinaï, ayant en mains les deux tables de la charte de l’Alliance, il ne savait pas que son visage rayonnait de lumière depuis son entretien avec le Seigneur. Aaron et tous les fils d’Israël virent arriver Moïse : son visage rayonnait. Comme ils n’osaient pas s’approcher, Moïse les appela. Aaron et tous les chefs de la communauté vinrent alors vers lui, et il leur adressa la parole. Ensuite, tous les fils d’Israël s’approchèrent, et il leur transmit les ordres que le Seigneur lui avait donnés sur la montagne du Sinaï. Quand il eut fini de leur parler, il mit un voile sur son visage. Et, lorsqu’il se présentait devant le Seigneur pour s’entretenir avec lui, il ôtait son voile jusqu’à ce qu’il fût sorti. Alors, il transmettait aux fils d’Israël les ordres qu’il avait reçus, et les fils d’Israël voyaient rayonner son visage. Puis il remettait le voile sur son visage jusqu’à ce qu’il rentrât pour s’entretenir avec le Seigneur. (AELF)

Du premier livre des Rois (1R 18, 20-39) — Le sacrifice d’Élie

Le roi Acab convoqua tout Israël et rassembla les prophètes sur le mont Carmel. Élie se présenta devant la foule et dit : « Combien de temps plierez-vous le genou des deux côtés ? Si c’est le Seigneur qui est Dieu, suivez le Seigneur ; si c’est Baal, suivez Baal. » Et la foule ne répondit mot. Élie continua : « Moi, je suis le seul qui reste des prophètes du Seigneur, tandis que les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante. Amenez-nous deux jeunes taureaux ; qu’ils en choisissent un, qu’ils le dépècent et le placent sur le bûcher, mais qu’ils n’y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l’autre taureau, je le placerai sur le bûcher, mais je n’y mettrai pas le feu. Vous invoquerez le nom de votre dieu, et moi, j’invoquerai le nom du Seigneur : le dieu qui répondra par le feu, c’est lui qui est Dieu. » La foule répondit : « C’est d’accord. » Élie dit alors aux prophètes de Baal : « Choisissez votre taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. » Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal depuis le matin jusqu’au milieu du jour, en disant : « Ô Baal, réponds-nous ! » Mais il n’y eut ni voix ni réponse ; et ils pliaient le genou devant l’autel qu’ils avaient dressé. Au milieu du jour, Élie se moqua d’eux en disant : « Criez plus fort, puisque c’est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; ou peut-être dort-il, mais il va se réveiller ! » Ils crièrent donc plus fort et, selon leur coutume, ils se tailladèrent jusqu’au sang avec des épées et des lances. Dans l’après-midi, ils se livrèrent à des transes prophétiques jusqu’à l’heure du sacrifice du soir, mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni le moindre signe. Alors Élie dit à la foule : « Approchez », et toute la foule s’approcha de lui. Il releva l’autel du Seigneur, qui avait été démoli. Il prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob à qui le Seigneur avait dit : « Ton nom sera Israël. » Avec ces pierres il érigea un autel au Seigneur. Il creusa autour de l’autel une rigole d’une capacité d’environ trente litres. Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bûcher. Puis il dit : « Emplissez d’eau quatre cruches, et versez-les sur la victime et sur le bois. » Et l’on fit ainsi. Il dit : « Une deuxième fois ! » et l’on recommença. Il dit : « Une troisième fois ! » et l’on recommença encore. L’eau ruissela autour de l’autel, et la rigole elle-même fut remplie d’eau. À l’heure du sacrifice du soir, Élie le prophète s’avança et dit : « Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, on saura aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai accompli toutes ces choses sur ton ordre. Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi, pour que tout ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu, et qui as retourné leur cœur ! » Alors le feu du Seigneur tomba, il dévora la victime et le bois, les pierres et la poussière, et l’eau qui était dans la rigole. Tout le peuple en fut témoin ; les gens tombèrent la face contre terre et dirent : « C’est le Seigneur qui est Dieu ! C’est le Seigneur qui est Dieu ! » (AELF)


Notes

[1] Il s’agit du soir de la résurrection.