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Neuvième tapisserie : La victoire du Christ sur la mort

MISE AU TOMBEAU

De l’Évangile selon saint Jean (Jn 19, 38- 40) — Jésus est mis au tombeau

Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème (celui qui la première fois était venu trouver Jésus pendant la nuit) vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent le corps de Jésus, et ils l’enveloppèrent d’un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d’ensevelir les morts. Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore mis personne. Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. (AELF)

Du livre de la Genèse (Gn 37, 3-4.12-13.17-24) — Joseph est jeté dans la citerne

Jacob aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui dire que des paroles hostiles. Ils étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Celui-ci dit à Joseph : « Tes frères gardent le troupeau à Sichem : je vais t’envoyer là-bas. » Joseph partit rejoindre ses frères qui se trouvaient alors à Dotane. Ils l’aperçurent de loin et, avant qu’il arrive près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre : « Voilà l’homme aux songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous raconterons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais sans le frapper. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père. Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de la tunique précieuse qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. (AELF)

Du livre de Jonas (Jon 1, 1-2, 2) — Jonas est avalé par le poisson

La parole du Seigneur fut adressée à Jonas : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, et proclame que sa méchanceté est montée jusqu’à moi. » Jonas se leva, mais pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face du Seigneur. Descendu à Jaffa, il trouva un navire en partance pour Tarsis. Il paya son passage et s’embarqua pour s’y rendre, loin de la face du Seigneur. Mais le Seigneur lança sur la mer un vent violent, et il s’éleva une grande tempête, au point que le navire menaçait de se briser. Les matelots prirent peur ; ils crièrent chacun vers son dieu et, pour s’alléger, lancèrent la cargaison à la mer. Or, Jonas était descendu dans la cale du navire, il s’était couché et dormait d’un sommeil mystérieux. Le capitaine alla le trouver et lui dit : « Qu’est-ce que tu fais ? Tu dors ? Debout ! invoque ton dieu. Peut-être que ce dieu s’occupera de nous pour nous empêcher de périr. » Et les matelots se disaient entre eux : « Tirons au sort pour savoir à qui nous devons ce malheur. » Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Jonas. Ils lui demandèrent : « Dis-nous donc d’où nous vient ce malheur. Quel est ton métier ? D’où viens-tu ? Quel est ton pays ? De quel peuple es-tu ? » Jonas leur répondit : « Je suis hébreu, j’adore le Seigneur, le Dieu du ciel, qui a fait la mer et la terre ferme. » Les matelots furent saisis d’une grande crainte et lui dirent : « Qu’est-ce que tu as fait là ? » Car ces hommes savaient, d’après ce qu’il leur avait dit, qu’il fuyait la face du Seigneur. Ils lui demandèrent : « Qu’est-ce que nous devons faire de toi, pour que la mer se calme autour de nous ? » Car la mer était de plus en plus furieuse. Il leur répondit : « Prenez-moi, jetez-moi à la mer, pour que la mer se calme autour de vous. Car, je le reconnais, c’est à cause de moi que cette grande tempête vous assaille. » Les matelots ramèrent pour regagner la terre, mais sans y parvenir, car la mer était de plus en plus furieuse autour d’eux. Ils invoquèrent alors le Seigneur : « Ah ! Seigneur, ne nous fais pas mourir à cause de cet homme, et ne nous rends pas responsables de la mort d’un innocent, car toi, tu es le Seigneur : ce que tu as voulu, tu l’as fait. » Puis ils prirent Jonas et le jetèrent à la mer. Alors la fureur de la mer tomba. Les hommes furent saisis par la crainte du Seigneur ; ils lui offrirent un sacrifice accompagné de vœux. Le Seigneur donna l’ordre à un grand poisson d’engloutir Jonas. Jonas demeura dans ses entrailles trois jours et trois nuits. Des entrailles du poisson, il pria le Seigneur son Dieu. Il dit : « De la détresse où j’étais, j’ai crié vers le Seigneur et il m’a répondu ; du sein du shéol, j’ai appelé, tu as entendu ma voix. Tu m’avais jeté dans les profondeurs, au cœur de la mer, et le flot m’environnait. Toutes les vagues et tes lames ont passé sur moi. Et moi je disais : je suis rejeté de devant es yeux. Comment contemplerai-je encore ton saint Temple ? Les eaux m’avaient environnées jusqu’à la gorge, l’abîme me cernait. L’algue était enroulée autour de ma tête. À la racine des montagnes j’étais descendu, en un pays dont les verrous étaient tirés sur moi pour toujours. Mais de la fosse tu as fait remonter ma vie, Seigneur, mon Dieu. Tandis qu’en moi mon âme défaillait, je me suis souvenu du Seigneur, et ma prière est allée jusqu’à toi en ton saint Temple. Ceux qui servent des vanités trompeuses, c’est leur grâce qu’ils abandonnent. Moi, aux accents de la louange, je t’offrirai des sacrifices. Le vœu que j’ai fait, je l’accomplirai… » (AELF)

RÉSURRECTION

De Évangile selon saint Matthieu (Mt 28, 1-4) — l’ange roule la pierre du tombeau

Après le sabbat, à l’heure où commençait le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent faire leur visite au tombeau de Jésus. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’Ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair et son vêtement était blanc comme la neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, furent bouleversés, et devinrent comme morts. (AELF)

Du livre des Juges (Jg 16, 1-3) — Samson arrache les portes de Gaza

Samson se rendit à Gaza ; il y vit une prostituée et il entra chez elle. On fit savoir aux gens de Gaza : « Samson est venu ici. » Ils firent des rondes et le guettèrent toute la nuit à la porte de la ville. Toute la nuit ils se tinrent tranquilles. « Attendons, disaient-ils, jusqu’au point du jour, et nous le tuerons. » Mais Samson resta couché jusqu’au milieu de la nuit et, au milieu de la nuit, se levant, il saisit les battants de la porte de la ville, ainsi que les deux montants, il les arracha avec la barre et, les chargeant sur ses épaules, il les porta jusqu’au sommet de la montagne qui est en face d’Hébron. (BJ)

Du livre de Jonas (Jon 2, 1-11) — Jonas est recraché par le poisson

Des entrailles du poisson, Jonas pria Yahvé, son Dieu. Il dit : « De la détresse où j’étais, j’ai crié vers Yahvé, et il m’a répondu ; du sein du shéol, j’ai appelé, tu as entendu ma voix. Tu m’avais jeté dans les profondeurs, au cœur de la mer, et le flot m’environnait. Toutes tes vagues et tes lames ont passé sur moi. Et moi je disais : Je suis rejeté de devant tes yeux. Comment contemplerai-je encore ton saint Temple ? Les eaux m’avaient environné jusqu’à la gorge, l’abîme me cernait. L’algue était enroulée autour de ma tête. À la racine des montagnes j’étais descendu, en un pays dont les verrous étaient tirés sur moi pour toujours. Mais de la fosse tu as fait remonter ma vie, Yahvé, mon Dieu. Tandis qu’en moi mon âme défaillait, je me suis souvenu de Yahvé, et ma prière est allée jusqu’à toi en ton saint Temple. Ceux qui servent des vanités trompeuses, c’est leur grâce qu’ils abandonnent. Moi, aux accents de la louange, je t’offrirai des sacrifices. Le vœu que j’ai fait, je l’accomplirai. De Yahvé vient le salut. » Yahvé commanda au poisson, qui vomit Jonas sur le rivage. (BJ)