à venir...

  • Cinq cents ans des tapisseries - Du 22 juillet 13:33 au 1er octobre 18:30 La Casadei, place de l’abbaye
    Exposition de photographies de détails des tapisseries de La Chaise-Dieu.(replier)

    en savoir +

  • Nocturnes de l’abbatiale - Dimanche 22 juillet 21:30 Abbatiale Saint-Robert
    "Histoire de tapisserie".
    Mini concert d’orgue par Christophe de La Tullaye et Olivier Marion, co-titulaires de l’orgue en alternance — Son-et-Lumière numérique accompagnant l’orgue — Projection de 20 minutes "Histoire de tapisserie", qui raconte les tapisseries de la Chaise-Dieu, accompagnée du son-et-lumière ; quatre petits films différents pour quatre spectacles différents — Déambulation nocturne dans l’Abbatiale et illumination à la bougie du chœur monastique. Entrée libre(replier)

    en savoir +

  • Cinq cents ans des tapisseries - Du 23 juillet 13:33 au 2 octobre 18:30 La Casadei, place de l’abbaye
    Exposition de photographies de détails des tapisseries de La Chaise-Dieu.(replier)

    en savoir +

Accueil du site > Manifestations culturelles > Journées rencontres > L’abbaye au sein de la Congrégation Saint-Maur

L’abbaye au sein de la Congrégation Saint-Maur

Conférences données à l’occasion de la journée-rencontre du 24 septembre 2011 organisées par les « Amis de l’Abbatiale Saint-Robert ». Le style oral des interventions a été respecté. Le CERCOR envisage de les publier.

Introduction par M. Jacques Bellut, président de l’Association

Je vous souhaite d’abord la bienvenue. Je suis heureux que les amis de l’abbatiale soient aussi nombreux aujourd’hui. Je remercie les Frères de Saint-Jean, qui ont beaucoup aidé à l’organisation matérielle de cette journée. Je salue le Maire, Pascal Perrin, et le remercie d’avoir prêté la salle Richelieu. Je salue également le Conseiller général, Robert Flauraud. J’en profite pour vous informer d’un projet d’exposition que nous organiserions en 2013 conjointement avec l’association du Réseau européen des sites casadéens qu’il préside, sur les Trésors des prieurés casadéens dans la montagne livradoise. J’ai reçu des mots d’excuses encourageants de Mgr Brincard, de Jacques Barrot et de Gérard Roche.

Je regrette qu’aucun des responsables du projet de rénovation des bâtiments abbatiaux de La Chaise-Dieu n’ait cru devoir participer à nos travaux

Le sujet

« L’abbaye de la Chaise-Dieu au sein de la Congrégation mauriste » est un sujet intéressant et qui n’a pourtant pas été très étudié. Il est intéressant parce que cette période, qui s’étend pendant plus d’un siècle à partir de 1640, date à laquelle le Cardinal de Richelieu, abbé de La Chaise-Dieu, imposa le rattachement de l’abbaye à cette congrégation, est marquée par de grands changements : un renouveau religieux en premier lieu, traversé par le jansénisme, une formation intellectuelle, philosophique et théologique, de haut niveau, sous la direction de Jean Mabillon, moine mauriste installé à Saint-Germain-des-Prés et qui a créé une école d’historiens au sein de la congrégation, une fièvre de bâtisseurs : à la Chaise-Dieu, on devra à la forte personnalité de Hyacinthe Serroni, abbé et par ailleurs archevêque d’Albi, les autels baroques, l’orgue et les bâtiments conventuels.

Un mot sur les difficultés de rattachement de La Chaise-Dieu à la Congrégation de Saint-Maur, sujet qui en tant que tel ne va pas être traité ici.

À la fin du XVIe siècle, l’ensemble des monastères bénédictins connaissait un besoin de réforme. Cela tenait à l’impact de la commende qui a fait que la plupart des abbayes bénédictines de France ont eu des abbés nommés par le roi et dans des conditions généralement indignes. Les Valois ont nommé n’importe qui et à La Chaise-Dieu, ils ont nommés, de façon répétée, des bâtards qui venaient chercher leur dû et qui, quand ils avaient envie de se marier ou de faire la guerre, démissionnaient et passaient le poste à un autre bâtard. Il y a eu évidemment un impact de ces choix. Les Bourbons feront mieux. Ils nommeront Richelieu ou Mazarin.

La deuxième cause a été l’émergence des idées qui conduiront au protestantisme, qui n’a pas soutenu le mouvement monastique. Les abbayes étaient en déclin et il y avait un besoin de réforme. Il y a eu plusieurs essais de réforme. Celle mise en place par ce qu’on a appelé la Congrégation de Saint-Maur n’était pas la première tentative. C’était difficile de faire ces réformes. Il y en a eu au moins deux… La dernière avant celle-ci, et qui a été voulue par le Pape consistait à créer une congrégation par ce qu’on appelait à l’époque les nations. Il y avait une congrégation pour la nation espagnole et une congrégation pour la nation française dont le siège était en Lorraine et, à l’époque, la Lorraine n’était pas dans le Royaume. Alors Louis XIII et Richelieu ont commencé à intervenir pour faire que la Congrégation de la nation française soit dans le Royaume. Et finalement, de tractations en tractations, il a été décidé que le siège serait à Paris, dans l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés et que tous les monastères de France y seraient rattachés. Cela n’a pas marché. La plupart faisait de la résistance ; ils ne voulaient pas changer de statuts et Cluny n’a pas été rattaché à la Congrégation de Saint-Maur.

La Chaise-Dieu a fait beaucoup de résistance. Richelieu qui a été nommé abbé de La Chaise-Dieu en 1629 n’y est arrivé qu’en 1640. Il a mis onze ans à réaliser ce projet et les moines de La Chaise-Dieu ont fait beaucoup de difficultés à telle enseigne que Dom Gardon qui est un historien qu’on appelle “robertiste” parce qu’il était moine à La Chaise-Dieu, s’est vu interdire l’accès de la bibliothèque qui était gérée par les mauristes et il a fallu qu’il en négocie l’accès. Les robertistes refusaient les bâtiments en bon état aux mauristes et, par exemple, Richelieu a proposé que son logis abbatial qu’il n’occupait pas, puisse l’être par les mauristes.

Donc voilà le contexte général de cette réforme.

Les intervenants

Odon Hurel qui est directeur de recherche au CNRS et président du CERCOR va nous parler de quelques figures casadéennes héroïques de cette époque et notamment de Soanen et de Robert Morel qui avaient évidemment l’un et l’autre des relations [avec les jansénistes].

Nous aurons ensuite la présentation de l’ouvrage de Dom Victor Tiolier, mauriste, qui n’a jamais été étudié et sur lequel Alain Dubreucq et Bernard Sanial travaillent afin de permettre une publication, puis une présentation des mauristes bâtisseurs avec Frédérique Costantini et Damien Martinez et enfin Dom Philippe Barbeau nous présentera les différentes réformes liturgiques qui se sont passées à cette époque.