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Huitième tapisserie : L’âme de Jésus descend aux Enfers délivrer les justes

Aucun texte ne narre cet épisode, c’est l’Église qui, s’appuyant sur deux passages de la lettre de saint Pierre et un de l’Évangile selon saint Matthieu, affirme dans son catéchisme que le Christ est descendu aux Enfers :

Les textes de l’Écriture

De la première lettre de saint Pierre Apôtre (1P3, 19)

Le Christ est allé proclamer son message à ceux qui étaient prisonniers de la mort. (AELF)

De la première lettre de saint Pierre Apôtre (1P4, 6)

C’est pour cela, en effet, que même aux morts a été annoncée la Bonne Nouvelle, afin que, jugés selon les hommes dans la chair, ils vivent selon Dieu dans l’esprit. (BJ)

De l’Évangile selon saint Matthieu (27, 51-53)

Et voilà que le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas ; la terre trembla, les rochers se fendirent, les tombeaux s’ouvrirent et de nombreux corps de saints trépassés ressuscitèrent : ils sortirent des tombeaux après sa résurrection, entrèrent dans la Ville sainte et se firent voir à bien des gens. (BJ)

Catéchisme de l’Église catholique

- 632. Les fréquentes affirmations du Nouveau Testament selon lesquelles Jésus « est ressuscité d’entre les morts » (Ac 3, 15 ; Rm 8, 11 ; 1 Co 15, 20) présupposent, préalablement à la résurrection, que celui-ci soit demeuré dans le séjour des morts (cf. He 13, 20). C’est le sens premier que la prédication apostolique a donné à la descente de Jésus aux enfers : Jésus a connu la mort comme tous les hommes et les a rejoints par son âme au séjour des morts. Mais il y est descendu en Sauveur, proclamant la bonne nouvelle aux esprits qui y étaient détenus (cf. 1 P 3, 18-19).

- 633. Le séjour des morts où le Christ mort est descendu, l’Écriture l’appelle les enfers, le Shéol ou l’Hadès (cf. Ph 2, 10 ; Ac 2, 24 ; Ap 1, 18 ; Ep 4, 9) parce que ceux qui s’y trouvent sont privés de la vision de Dieu (cf. Ps 6, 6 ; 88, 11-13). Tel est en effet, en attendant le Rédempteur, le cas de tous les morts, méchants ou justes (cf. Ps 89, 49 ; 1 S 28, 19 ; Ez 32, 17-32) ce qui ne veut pas dire que leur sort soit identique comme le montre Jésus dans la parabole du pauvre Lazare reçu dans « le sein d’Abraham » (cf. Lc 16, 22-26). « Ce sont précisément ces âmes saintes, qui attendaient leur Libérateur dans le sein d’Abraham, que Jésus-Christ délivra lorsqu’il descendit aux enfers » (Catech. R. 1, 6, 3). Jésus n’est pas descendu aux enfers pour y délivrer les damnés (cf. Cc. Rome de 745 : DS 587) ni pour détruire l’enfer de la damnation (cf. DS 1011 ; 1077) mais pour libérer les justes qui l’avaient précédé (cf. Cc. Tolède IV en 625 : DS 485 ; Mt 27, 52-53).

- 634. « La Bonne Nouvelle a été également annoncée aux morts… » (1 P 4, 6). La descente aux enfers est l’accomplissement, jusqu’à la plénitude, de l’annonce évangélique du salut. Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d’extension de l’œuvre rédemptrice à tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, car tous ceux qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption.

- 635 Le Christ est donc descendu dans la profondeur de la mort (cf. Mt 12, 24 ; Rm 10, 7 ; Ep 4, 9) afin que « les morts entendent la voix du Fils de Dieu et que ceux qui l’auront entendue vivent » (Jn 5, 25). Jésus, « le Prince de la vie » (Ac 3, 15), a « réduit à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et a affranchi tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort » (He 2, 14-15). Désormais le Christ ressuscité " détient la clef de la mort et de l’Hadès " (Ap 1, 18) et « au nom de Jésus tout genou fléchit au ciel, sur terre et aux enfers » (Ph 2, 10).

Les préfigurations

Du livre de la Genèse (Gn 19, 15-29) — Lot fuit Sodome

Au cours de la nuit, les gens de Sodome avaient attaqué les deux voyageurs qui étaient venus chez Loth. À l’aurore, les deux anges poussèrent Loth à fuir la ville, en lui disant : « Debout ! Prends ta femme et tes deux filles qui sont chez toi, si tu ne veux pas périr toi aussi à cause des crimes de cette ville. » Comme il hésitait, ces hommes le saisirent par la main, ainsi que sa femme et ses deux filles, parce que le Seigneur voulait l’épargner. Ils l’entraînèrent hors de la ville. Une fois sortis, ils lui dirent : « Sauve-toi si tu tiens à la vie ! Ne regarde pas en arrière, ne t’arrête nulle part dans la plaine, sauve-toi dans la montagne, si tu ne veux pas périr ! » Loth leur dit : « Non, je vous en prie, mes seigneurs ! Votre serviteur a trouvé grâce à vos yeux, et vous m’avez montré une grande miséricorde en me laissant la vie. Mais je n’ai pas le temps de me sauver dans la montagne : le fléau va me rattraper et je mourrai. Voici une ville assez proche pour que je puisse y courir — elle est si petite ! — Permettez que je m’y réfugie — elle est si petite ! — et j’aurai la vie sauve ! » Ils lui répondirent : « Pour te faire plaisir cette fois encore, je ne détruirai pas la ville dont tu parles. Vite, sauve-toi là-bas, car je ne puis rien faire avant que tu y sois arrivé. » C’est pour cela qu’on a donné à cette ville le nom de Soar (ce qui veut dire : Petite). Le soleil se levait sur le pays et Loth entrait à Soar, quand le Seigneur fit tomber du ciel sur Sodome et Gomorrhe une pluie de soufre et de feu. Dieu détruisit ces villes et toute la plaine, avec tous leurs habitants et toute la végétation. Or, la femme de Loth avait regardé en arrière, et elle était devenue une colonne de sel. Ce matin-là, Abraham se rendit à l’endroit où il s’était tenu en présence du Seigneur, et il porta son regard en direction de Sodome, de Gomorrhe et de toute la plaine : il vit monter de la terre une fumée semblable à celle d’une fournaise ! Lorsque Dieu a détruit les villes de cette plaine, il s’est souvenu d’Abraham ; et il a fait échapper Loth au cataclysme qui a détruit les villes où il habitait. (AELF)

Du livre de Daniel (Dn 3, 8-97) — Les jeunes gens dans la fournaise

Certains Chaldéens s’en vinrent dénoncer les Juifs. Ils dirent au roi Nabuchodonosor : « Ô roi, vis à jamais ! Ô roi, tu as promulgué un décret prescrivant à tout homme qui entendrait sonner trompe, pipeau, cithare, sambuque, psaltérion, cornemuse et toute espèce de musique, de se prosterner et de faire adoration à la statue d’or, et arrêtant que ceux qui ne se prosterneraient ni ne feraient adoration seraient jetés dans la fournaise de feu ardent. Or voici des Juifs que tu as assignés aux affaires de la province de Babylone : Sidrac, Misac et Abdénago ; ces gens n’ont pas tenu compte de tes ordres, ô roi ; ils ne servent pas ton dieu et ils n’ont pas fait adoration à la statue d’or que tu as élevée. » Alors, frémissant de colère, Nabuchodonosor manda Sidrac, Misac et Abdénago. Aussitôt on amena ces gens devant le roi. Et Nabuchodonosor leur dit : « Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago, que vous ne serviez point mes dieux et ne fassiez pas adoration à la statue d’or que j’ai élevée ? Êtes-vous disposés, quand vous entendrez sonner trompe, pipeau, cithare, sambuque, psaltérion, cornemuse et toute espèce de musique, à vous prosterner et à faire adoration à la statue que j’ai faite ? Si vous ne lui faites pas adoration, vous serez incontinent jetés dans la fournaise de feu ardent ; et quel est le dieu qui vous délivrerait de ma main ? » Sidrac, Misac et Abdénago répondirent au roi Nabuchodonosor : « Point n’est besoin pour nous de te donner réponse à ce sujet : si notre Dieu, celui que nous servons, est capable de nous délivrer de la fournaise de feu ardent, et de ta main, ô roi, il nous délivrera ; et s’il ne le fait pas, sache ô roi, que nous ne servirons pas ton dieu, ni n’adorerons la statue d’or que tu as élevée. » Alors le roi Nabuchodonosor fut rempli de colère et l’expression de son visage changea à l’égard de Sidrac, Misac et Abdénago. Il donna ordre de chauffer la fournaise sept fois plus que d’ordinaire et à des hommes forts de son armée de lier Sidrac, Misac et Abdénago et de les jeter dans la fournaise de feu ardent. Ceux-ci furent donc liés, avec leur manteau, leurs chausses, leur chapeau, tous leurs vêtements, et jetés dans la fournaise de feu ardent. L’ordre du roi était péremptoire ; la fournaise étant excessivement brûlante, les hommes qui y portèrent Sidrac, Misac et Abdénago furent brûlés à mort par la flamme du feu. Quant aux trois hommes Sidrac, Misac et Abdénago, ils tombèrent tout liés dans la fournaise de feu ardent. Et ils marchaient au milieu de la flamme, louant Dieu et bénissant le Seigneur. Azarias, debout, priait ainsi, ouvrant la bouche, au milieu du feu, il dit : Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, et vénéré, et que ton nom soit glorifié éternellement. Car tu es juste en toutes les choses que tu as faites pour nous toutes tes œuvres sont vérité toutes tes voies droites, tous tes jugements vérité. Tu as porté une sentence de vérité en toutes les choses que tu as fait venir sur nous et sur la ville sainte de nos pères, Jérusalem. Car c’est dans la vérité et dans le droit que tu nous as traités à cause de nos péchés. Oui, nous avons péché et commis l’iniquité en te désertant, oui, nous avons grandement péché ; tes commandements, nous ne les avons pas écoutés, nous ne les avons pas observés, nous n’avons pas accompli ce qui nous était commandé pour notre bien. Oui, tout ce que tu as fait venir sur nous, tout ce que tu nous as fait, en jugement de vérité tu l’as fait. Tu nous as livrés aux mains de nos ennemis, gens sans loi, et les pires des impies, à un roi injuste, au plus mauvais qui soit sur toute la terre, et aujourd’hui nous ne pouvons ouvrir la bouche, la honte et l’opprobre sont la part de ceux qui te servent et qui t’adorent. Oh ! ne nous abandonne pas pour toujours, à cause de ton nom, ne répudie pas ton alliance, ne nous retire pas ta grâce, pour l’amour d’Abraham ton ami et d’Isaac ton serviteur et d’Israël ton saint, à qui tu as promis une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel et comme le sable sur le rivage de la mer. Seigneur, nous voici plus petits que toutes les nations, nous voici humiliés par toute la terre, aujourd’hui, à cause de nos péchés. Il n’est plus, en ce temps, chef, prophète ni prince, holocauste, sacrifice, oblation ni encens, lieu où te faire des offrandes et trouver grâce auprès de toi. Mais qu’une âme brisée et un esprit humilié soient agréés de toi, comme des holocaustes de béliers et de taureaux, comme des milliers d’agneaux gras ; que tel soit notre sacrifice aujourd’hui devant toi, et qu’il te plaise que pleinement nous te suivions, car il n’est point de confusion pour ceux qui espèrent en toi. Et maintenant nous mettons tout notre cœur à te suivre, à te craindre et à rechercher ta face. Ne nous laisse pas dans la honte, mais agis avec nous selon ta mansuétude et selon la grandeur de ta grâce. Délivre-nous selon tes œuvres merveilleuses, fais qu’à ton nom, Seigneur, gloire soit rendue. Qu’ils soient confondus, tous ceux qui font du mal à tes serviteurs : qu’ils soient couverts de honte, privés de toute leur puissance, et que leur force soit brisée. Qu’ils sachent que tu es seul Dieu et Seigneur, en gloire sur toute la terre. » Les serviteurs du roi qui les avaient jetés dans la fournaise ne cessaient d’alimenter le feu de naphte, de poix, d’étoupe et de sarments, si bien que la flamme s’élevait de 49 coudées au-dessus de la fournaise. En s’étendant, elle brûla les Chaldéens qui se trouvaient autour de la fournaise. Mais l’ange du Seigneur descendit dans la fournaise auprès d’Azarias et de ses compagnons ; il repoussa au-dehors la flamme du feu et il leur souffla, au milieu de la fournaise, comme une fraîcheur de brise et de rosée, si bien que le feu ne les toucha aucunement et ne leur causa douleur ni angoisse. Alors tous trois, d’une seule voix, se mirent à chanter, glorifiant et bénissant Dieu dans la fournaise, et disant :

_ « Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, loué sois-tu, exalté éternellement.
Béni soit ton nom de gloire et de sainteté, loué soit-il, exalté éternellement.
Béni sois-tu dans le temple de ta sainte gloire, chanté, glorifié par-dessus tout éternellement.
Béni sois-tu sur le trône de ton royaume, chanté par-dessus tout, exalté éternellement.
Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes, qui sièges sur les chérubins, loué, chanté par-dessus tout éternellement. Béni sois-tu dans le firmament du ciel, chanté, glorifié éternellement.
Vous toutes, œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Anges du Seigneur, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement
Ô cieux, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, toutes les eaux au-dessus du ciel, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, toutes les puissances, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, soleil et lune, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, astres du ciel, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous toutes, pluies et rosées, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous tous, vents, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, feu et ardeur, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, froidure et ardeur, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, rosées et giboulées, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, gel et froidure, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, glaces et neiges, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, nuits et jours, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, lumière et ténèbre, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, éclairs et nuées, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Que la terre bénisse le Seigneur : qu’elle le chante et l’exalte éternellement !
Ô vous, montagnes et collines, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, toutes choses germant sur la terre, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, sources, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, mers et rivières, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, baleines et tout ce qui se meut dans les eaux, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous tous, oiseaux du ciel, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous tous, bêtes et bestiaux, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, enfants des hommes, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô Israël, bénis le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, prêtres, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, ses serviteurs, bénissez bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, esprits et âmes des justes, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ô vous, saints et humbles de cœur, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement !
Ananias, Azarias, Misaël, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement ! Car il nous a délivrés des enfers, il nous a sauvés de la main de la mort, il nous a arrachés à la fournaise de flamme ardente, il nous a tirés du milieu de la flamme.
Rendez grâces au Seigneur, car il est bon, car son amour est éternel.
Vous tous qui le craignez, bénissez le Seigneur Dieu des dieux, chantez-le, rendez-lui grâces, car son amour est éternel. »

Alors le roi Nabuchodonosor s’émut et se leva en toute hâte. Il interrogea ses intimes : « N’avons-nous pas jeté ces trois hommes tout liés dans le feu ? » Ils répondirent : « Assurément, ô roi. » Il dit : « Mais je vois quatre hommes en liberté qui se promènent dans le feu sans qu’il leur arrive de mal, et le quatrième a l’aspect d’un fils des dieux. » Nabuchodonosor s’approcha de l’ouverture de la fournaise de feu ardent et dit : « Sidrac, Misac et Abdénago, serviteurs du Dieu Très-Haut, sortez et venez ici. » Alors du milieu du feu sortirent Sidrac, Misac et Abdénago. S’assemblèrent satrapes, magistrats, gouverneurs et intimes du roi pour voir ces hommes : le feu n’avait pas eu de pouvoir sur leur corps, les cheveux de leur tête n’avaient pas été consumés, leur manteau n’avait pas été altéré, nulle odeur de feu ne s’attachait à eux. Nabuchodonosor dit : « Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago, qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs, eux qui, se confiant en lui, ont désobéi à l’ordre du roi et ont livré leur corps plutôt que de servir ou d’adorer tout autre dieu que leur Dieu. Voici le décret que je porte : Peuples, nations et langues, que tous ceux d’entre vous qui parleraient légèrement du Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago soient mis en pièces, et que leurs maisons soient changées en bourbiers, car il n’est pas d’autre dieu qui puisse délivrer de la sorte. » Alors le roi fit prospérer Sidrac, Misac et Abdénago dans la province de Babylone. (BJ)