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Douxième tapisserie : La vie éternelle

LE COURONNEMENT DE LA VIERGE MARIE

Du livre de l’Apocalypse (Ap 12, 1) — La femme couronnée

Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. (AELF)

Du premier livre des Rois (1R 2, 12-20) — Salomon honore sa mère

Salomon s’assit sur le trône de David son père et son pouvoir devint très ferme. Adonias fils de Haggit se rendit chez Bethsabée, mère de Salomon. Elle demanda : « Est-ce la paix que tu apportes ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « J’ai à te parler. » Elle dit : « Parle. » Il reprit : « Tu sais bien que la royauté me revenait et que tout Israël s’attendait à ce que je règne, mais la royauté m’a échappé et est échue à mon frère, car elle lui est venue de Yahvé. Maintenant, j’ai une seule demande à te faire, ne me rebute pas. » Elle lui dit : « Parle. » Il reprit : « Dis, je te prie, au roi Salomon — car il ne te rebutera pas — qu’il me donne Abishag de Shunem pour femme. » Elle répondit : « C’est bien, je parlerai de toi au roi. » Bethsabée se rendit donc chez le roi Salomon pour lui parler d’Adonias, et le roi se leva à sa rencontre et se prosterna devant elle, puis il s’assit sur son trône, on mit un siège pour la mère du roi et elle s’assit à sa droite. Elle dit : « Je n’ai qu’une petite demande à te faire, ne me rebute pas. » Le roi lui répondit : « Demande, ô ma mère, car je ne te rebuterai pas. » (BJ)

De l’Évangile selon saint Jean (2, 1-11) — Marie intercède auprès de son Fils

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. (AELF)

Du livre d’Esther (Est 4, 8-5, 3) — Esther intercède pour son peuple

Mardochée mit Hataq au courant des évènements et, notamment, de la somme qu’Aman avait offert de verser au Trésor du roi pour l’extermination des Juifs. Il lui remit aussi une copie de l’édit d’extermination publié à Suse : il devait la montrer à Esther pour qu’elle soit renseignée. Et il enjoignit à la reine d’aller chez le roi implorer sa clémence et plaider la cause du peuple auquel elle appartenait. Hataq revint et rapporta ce message à Esther. Celle-ci répondit : « Serviteurs du roi et habitants des provinces, tous savent que pour quiconque, homme ou femme, pénètre chez le roi jusque dans le vestibule intérieur, il n’y a qu’une loi : il doit mourir, à moins qu’en lui tendant son sceptre d’or le roi ne lui fasse grâce de la vie. Et il y a trente jours que je n’ai pas été invitée à approcher le roi ! » Ces paroles d’Esther furent transmises à Mardochée, qui lui répondit à son tour : « Ne va pas t’imaginer que, parce que tu es dans le palais, seule d’entre les Juifs, tu pourras être sauvée. Ce sera tout le contraire. Si tu t’obstines à te taire quand les choses en sont là, salut et délivrance viendront aux Juifs d’un autre lieu, et toit et la maison de ton père, vous périrez. Qui sait ? Peut-être est-ce en prévision d’une circonstance comme celle-ci que tu as accédé à la royauté ? » Esther lui fit dire : « Va rassembler tous les Juifs de Suse. Jeûnez à mon intention. Ne mangez ni ne buvez de trois jours et de trois nuits. De mon côté, avec mes servantes, j’observerai le même jeûne. Ainsi préparée, j’entrerai chez le roi malgré la loi et, s’il faut périr, je périrai. » Mardochée se retira et exécuta les instructions d’Esther. Le troisième jour, lorsqu’elle eut cessé de prier, Esther quitta ses vêtements de suppliante et se revêtit de toute sa splendeur. 1aAisni devenue éclatante de beauté, elle invoqua le Dieu qui veille sur tous et les sauve. Puis elle prit avec elle deux servantes. Sur l’une elle s’appuyait mollement. L’autre l’accompagnait et soulevait son vêtement. À l’apogée de sa beauté, elle rougissait et son visage était comme épanoui d’amour. Mais la crainte faisait frémir son cœur. Franchissant toutes les portes, elle se trouva devant le roi. Il était assis sur son trône royal, revêtu de tous les ornements de ses solennelles apparitions, tout rutilant d’or et de pierreries, redoutable au possible. Il leva son visage empourpré de splendeur et, au comble de la colère, regarda. La reine s’effondra. Dans son évanouissement son teint blêmit et elle appuya la tête sur la servante qui l’accompagnait. Dieu changea le cœur du roi et l’inclina à la douceur. Anxieux, il s’élança de son trône et la prit dans ses bras jusqu’à ce qu’elle se remît, la réconfortant par des paroles apaisantes. « Qu’y-a-t-il, Esther ? Je suis ton frère ! Rassure-toi ! Tu ne mourras pas. Notre ordonnance ne vaut que pour le commun des gens. Approche-toi. » Levant son sceptre d’or il le posa sur le cou d’Esther, l’embrassa et lui dit : « Parle-moi ! » — « Seigneur, lui dit-elle, je t’ai vu pareil à un ange de Dieu. Mon cœur s’est alors troublé et j’ai eu peur de ta splendeur. Car tu es admirable, Seigneur, et ton visage est plein de charme. » Tandis qu’elle parlait, elle défaillit. Le roi se troubla et tout son entourage cherchait à la ranimer. « Qu’y-a-t-il, reine Esther ? lui dit le roi. Dis-moi ce que tu désires, et, serait-ce la moitié du royaume, c’est accordé d’avance ! » (BJ)

LE JUGEMENT DERNIER

Du premier livre des rois (1R 3, 16-28) — le jugement de Salomon

Alors deux prostituées vinrent vers le roi et se tinrent devant lui. L’une des femmes dit : « S’il te plaît, Monseigneur ! Moi et cette femme nous habitons la même maison, et j’ai eu un enfant, alors qu’elle était dans la maison. Il est arrivé que, le troisième jour après ma délivrance, cette femme aussi a eu un enfant ; nous étions ensemble, il n’y avait pas d’étranger avec nous, rien que nous deux dans la maison. Or le fils de cette femme est mort une nuit parce qu’elle s’était couchée sur lui. Elle se leva au milieu de la nuit, prit mon fils d’à côté de moi pendant que ta servante dormait ; elle le mit sur son sein et son fils mort elle le mit sur mon sein. Je me levai pour allaiter mon fils, et voici qu’il était mort ! Mais, au matin, je l’examinai, et voici que ce n’était pas mon fils que j’avais enfanté ! » Alors l’autre femme dit : « Ce n’est pas vrai ! Mon fils est celui qui est vivant, et ton fils est celui qui est mort ! » et celle-là reprenait : « Ce n’est pas vrai ! Ton fils est celui qui est mort et mon fils est celui qui est vivant ! » Elles se disputaient ainsi devant le roi qui prononça : « Celle-ci dit : Voici mon fils qui est vivant et c’est ton fils qui est mort ! et celle-là dit : Ce n’est pas vrai ! Ton fils est celui qui est mort et mon fils est celui qui est vivant ! Apportez-moi une épée », ordonna le roi ; et on apporta l’épée devant le roi qui dit : « Partagez l’enfant vivant en deux et donnez la moitié à l’une et la moitié à l’autre. » Alors la femme dont le fils était vivant s’adressa au roi, car sa pitié s’était enflammée pour son fils, et elle dit : « S’il te plaît, Monseigneur ! Qu’on lui donne l’enfant vivant, qu’on ne le tue pas ! » mais celle-là disait : « Il ne sera ni à moi ni à toi, partagez ! » Alors le roi prit la parole et dit : « Donnez l’enfant vivant à la première, ne le tuez pas. C’est elle la mère. » Tout Israël apprit le jugement qu’avait rendu le roi, et ils révérèrent le roi car ils virent qu’il y avait en lui une sagesse divine pour rendre la justice. (BJ)

De Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 1-46) — le jugement dernier

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. » (AELF)

De l’Évangile selon saint Jean : Jésus parle du jugement qu’il rend

Jean 3, 16-21

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. » (AELF)

Jean 5, 19-30

Jésus reprit donc la parole. Il déclarait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m’a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient — et c’est maintenant — où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas surpris ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront : ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. (AELF)