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Deuxième tapisserie : Le combat contre le mal

à découvrir :

La Fuite en Égypte

De l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 2, 13-15) — La fuite en Égypte

Après leur départ, voici qu’un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, fuis en Égypte et restes-y jusqu’à ce que je t’avertisse ; car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Et lui se leva, prit l’enfant et sa mère de nuit et se retira en Égypte. Et il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce qu’avait dit le Seigneur par le prophète : J’ai rappelé mon fils d’Égypte. (AELF)

Du premier livre de Samuel (1 S 19, 11-18) — La fuite de David

Comme la guerre avait repris, David se mit en campagne et combattit les Philistins ; il leur infligea une grande défaite et ils s’enfuirent devant lui. Or un mauvais esprit du Seigneur prit possession de Saül : comme il était assis dans sa maison, sa lance à la main, et que David jouait de la cithare, Saül essaya de clouer David au mur avec sa lance, mais celui-ci esquiva le coup de Saül, qui planta sa lance dans le mur. David prit la fuite et se sauva. Cette même nuit, Saül envoya des émissaires surveiller la maison de David, voulant le mettre à mort dès le matin. Mais la femme de David, Mikal, lui donna cet avertissement : « Si tu ne t’échappes pas cette nuit, demain tu es un homme mort ! » Mikal fit descendre David par la fenêtre. Il partit, prit la fuite et se sauva. Mikal prit le téraphim, elle le plaça sur le lit, mit à son chevet une tresse en poils de chèvre et le couvrit d’un vêtement. Lorsque Saül envoya des messagers pour s’emparer de David, elle dit : « Il est malade. » Mais Saül renvoya les messagers voir David et leur dit : « Portez-le moi dans son lit pour que je le mette à mort ! » Les messagers entrèrent, et voilà que c’était le téraphim dans le lit, avec la tresse en poils de chèvre à son chevet ! Saül dit à Mikal : « Pourquoi m’as-tu ainsi trahi et as-tu laissé partir mon ennemi pour qu’il s’échappe ? » Mikal répondit à Saül : « C’est lui qui m’a dit : Laisse-moi partir, ou je te tue ! » David avait donc pris la fuite et s’était échappé. Il se rendit chez Samuel à Rama et lui rapporta tout ce que Saül lui avait fait. Lui et Samuel allèrent habiter aux cellules. (BJ)

Du premier livre de Samuel (1S 5, 1-5) — La destruction des idoles

Lorsque les Philistins se furent emparés de l’arche de Dieu, ils la conduisirent d’Eben-ha-Ezèr à Ashdod. Les Philistins prirent l’arche de Dieu, l’introduisirent dans le temple de Dagôn et la déposèrent à côté de Dagôn. Quand les Ashdodites se levèrent le lendemain matin et vinrent au temple de Dagôn, voilà que Dagôn était tombé sur sa face, par terre, devant l’arche du Seigneur. Ils relevèrent Dagôn et le remirent à sa place. Mais, quand ils se levèrent le lendemain de bon matin, voilà que Dagôn était tombé sur sa face, par terre, devant l’arche du Seigneur, et la tête de Dagôn et ses deux mains gisaient coupées sur le seuil : il ne restait à sa place que le tronc de Dagôn. C’est pourquoi les prêtres de Dagôn et tous ceux qui entrent dans le temple de Dagôn ne foulent pas du pied le seuil de Dagôn à Ashdod, encore aujourd’hui. (BJ)

Le massacre des Saints Innocents

De l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 2, 13-15) — Le massacre des enfants de Bethléem

Hérode, voyant que les mages s’étaient joués de lui, entra dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, depuis l’âge de deux ans et au-dessous, d’après le temps qu’il connaissait exactement par les mages. Alors fut accompli l’oracle du prophète Jérémie disant : Une voix a été entendue en Rama, des plaintes et des cris lamentables : Rachel pleure ses enfants ; et elle n’a pas voulu être consolée, parce qu’ils ne sont plus. (BL)

Du premier livre de Samuel (1S 22, 5-23) — Le massacre des prêtres de Nob

Le prophète Gad dit à David : « Ne reste pas dans le refuge, va-t-en et enfonce-toi dans le pays de Juda. » David partit et se rendit dans la forêt de Hérèt. Saül apprit qu’on avait découvert David et les hommes qui l’accompagnaient. Saül était à Gibéa, assis sous le tamaris du haut lieu, sa lance à la main, et tous ses officiers se tenaient debout près de lui. Et Saül dit aux officiers qui se tenaient près de lui : « Écoutez donc, Benjaminites ! Le fils de Jessé aussi vous donnera-t-il à tous des champs et des vignes et vous nommera-t-il tous chefs de mille et chefs de cent, que vous conspiriez tous contre moi ? Personne ne m’avertit quand mon fils pactise avec le fils de Jessé, personne de vous n’a pitié de moi et ne me révèle que mon fils a dressé mon serviteur en ennemi contre moi, comme il apparaît aujourd’hui. » Doëg l’Édomite, qui se tenait près des officiers de Saül, prit la parole et dit : « J’ai vu le fils de Jessé qui venait à Nob chez Ahimélek, fils d’Ahitub. Celui-ci a consulté le Seigneur pour lui, il lui a donné des vivres, il lui a remis aussi l’épée de Goliath le Philistin. » Alors Saül fit appeler le prêtre Ahimélek fils d’Ahitub et toute sa famille, les prêtres de Nob, et ils vinrent tous chez le roi. Saül dit : « Écoute donc, fils d’Ahitub ! » et il répondit : « Me voici, Monseigneur. » Saül lui dit : « Pourquoi avez-vous conspiré contre moi, le fils de Jessé et toi ? Tu lui as donné du pain et une épée et tu as consulté Dieu pour lui, afin qu’il se dresse en ennemi contre moi, comme il arrive aujourd’hui. » Ahimélek répondit au roi : « Et qui donc, parmi tous tes serviteurs, est comparable à David, le fidèle, le gendre du roi, le chef de ta garde personnelle, celui qu’on honore dans ta maison ? Est-ce aujourd’hui que j’ai commencé de consulter Dieu pour lui ? Loin de moi toute autre pensée ! Que le roi n’impute à son serviteur et à toute sa famille aucune charge, car ton serviteur ne savait rien de tout cela, ni peu ni prou. » Le roi reprit : « Tu mourras, Ahimélek, toi et toute ta famille. » Le roi ordonna aux coureurs qui se tenaient près de lui : « Approchez et mettez à mort les prêtres du Seigneur, car ils ont eux aussi prêté la main à David, ils ont su qu’il fuyait et ils ne m’ont pas averti. » Mais les gardes du roi ne voulurent pas porter la main sur les prêtres du Seigneur et les frapper. Alors, le roi dit à Doëg : « Toi, approche et frappe les prêtres. » Doëg l’Édomite s’approcha et frappa lui-même les prêtres : il mit à mort ce jour-là quatre-vingt cinq hommes qui portaient le pagne de lin. Quant à Nob, la ville des prêtres, Saül la passa au fil de l’épée, hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs, ânes, brebis. Il n’échappa qu’un fils d’Ahimélek, fils d’Ahitub. Il se nommait Ebyatar et il s’enfuit auprès de David. Ebyatar annonça à David que Saül avait massacré les prêtres du Seigneur, et David lui dit : « Je savais ce jour-là que Doëg l’Édomite, étant présent, avertirait sûrement Saül ! C’est moi qui suis responsable de la vie de tous tes parents. Demeure avec moi, sois sans crainte : c’est le même qui en voudra à ma vie et qui en voudra à la tienne, car tu es sous ma bonne garde. » (BJ)

Du second livre des Chroniques (2 Ch 22, 1-12) — Athalie fait massacrer sa famille

Les habitants de Jérusalem firent roi à sa place Ochozias, son plus jeune fils, car la troupe qui, avec les Arabes, avait fait incursion dans le camp, avait assassiné les aînés. Ainsi Ochozias, fils de Joram, devint roi de Juda. Il avait 42 ans à son avènement et il régna un an à Jérusalem. Le nom de sa mère était Athalie, fille de Omri. Lui aussi imita la conduite de la maison d’Achab, car sa mère lui donnait de mauvais conseils. Il fit ce qui déplaît au Seigneur, comme la famille d’Achab, car ce sont ces gens qui, pour sa perte, devinrent ses conseillers après la mort de son père. Il suivit en outre leur politique et alla avec Joram, fils d’Achab, roi d’Israël, pour combattre Hazaël, roi d’Aram, à Ramot de Galaad. Mais les Araméens blessèrent Joram ; il revint à Yizréel pour faire soigner les blessures reçues à Ramot en combattant Hazaël, roi d’Aram. Ochozias, fils de Joram, roi de Juda, descendit à Yizréel, pour visiter Joram, fils d’Achab, parce qu’il était souffrant. Dieu fit de cette visite à Joram la perte d’Ochozias. À son arrivée, il sortit avec Joram à la rencontre de Jéhu, fils de Nimshi, oint par le Seigneur pour en finir avec la maison d’Achab. Alors qu’il s’employait à faire justice de la maison d’Achab, Jéhu rencontra les officiers de Juda et les neveux d’Ochozias, ses serviteurs ; il les tua, puis se mit à la recherche d’Ochozias. On se saisit de lui tandis qu’il essayait de se cacher dans Samarie et on l’amena à Jéhu, qui l’exécuta. Mais on l’ensevelit parce qu’on disait : « C’est le fils de Josaphat qui recherchait Le Seigneur de tout son cœur. » Il n’y avait personne dans la maison d’Ochozias qui fût en mesure de régner. Lorsque la mère d’Ochozias, Athalie, eut appris que son fils était mort, elle entreprit d’exterminer toute la descendance royale de la maison de Juda. Mais Yehoshéba, fille du roi, retira furtivement Joas, fils d’Ochozias, du groupe des fils du roi qu’on massacrait et elle le mit, avec sa nourrice, dans la chambre des lits. Ainsi Yehoshéba, fille du roi Joram et femme du prêtre Yehoyada (et elle était sœur d’Ochozias), put le soustraire à Athalie et éviter qu’elle ne le tuât. Il resta six ans avec eux, caché dans le Temple de Dieu, pendant qu’Athalie régnait sur le pays. (BJ)

Le Baptême du Christ

De l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 3, 1-17) — Jean baptise Jésus dans le Jourdain

En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole transmise par le prophète Isaïe : À travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Jean portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain venaient à lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant des pharisiens et des sadducéens venir en grand nombre à ce baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion, et n’allez pas dire en vous-mêmes : “Nous avons Abraham pour père” ; car, je vous le dis : avec les pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, pour vous amener à la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu ; il tient la pelle à vanner dans sa main, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier. Quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. » Alors Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c’est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau ; voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. » (AELF)

Du livre de l’Exode (Ex 14, 5-23) — Le passage de la mer Rouge

Quand on apprit à Pharaon, roi d’Égypte, que le peuple d’Israël s’était enfui, Pharaon et ses serviteurs changèrent de sentiment envers ce peuple. Ils dirent : « Quelle erreur nous avons faite en laissant partir Israël : il ne sera plus à notre service ! » Pharaon fit atteler son char et rassembler ses troupes ; il prit six cents chars d’élite et tous les chars de l’Égypte, chacun avec son équipage. Le Seigneur renforça l’obstination de Pharaon, roi d’Égypte, qui se lança à la poursuite des fils d’Israël, tandis que ceux-ci avançaient hardiment. Les Égyptiens les poursuivirent et les rejoignirent alors qu’ils campaient au bord de la mer. Comme Pharaon approchait, les fils d’Israël regardèrent et, voyant les Égyptiens lancés à leur poursuite, ils furent saisis d’un grand effroi, et ils crièrent vers le Seigneur. Ils dirent à Moïse : « Est-ce que l’Égypte manquait de tombeaux, pour que tu nous aies emmenés mourir dans le désert ? Quel mauvais service tu nous as rendu en nous faisant sortir d’Égypte ! C’est bien là ce que nous te disions en Égypte : “Ne t’occupe pas de nous, laisse-nous servir les Égyptiens. Il vaut mieux les servir que de mourir dans le désert !” » Moïse répondit au peuple : « N’ayez pas peur ! Tenez bon ! Vous allez voir aujourd’hui ce que le Seigneur va faire pour vous sauver ! Car, ces Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus. Le Seigneur combattra pour vous, et vous, vous n’aurez rien à faire. » Le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras contre la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël pénètrent dans la mer à pied sec. Et moi, je vais endurcir le cœur des Égyptiens : ils pénétreront derrière eux dans la mer ; je triompherai, pour ma gloire, de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand j’aurai triomphé, pour ma gloire, de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. » L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, changea de place et se porta à l’arrière. La colonne de nuée quitta l’avant-garde et vint se placer à l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer. Moïse étendit le bras contre la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est, et il mit la mer à sec. Les eaux se fendirent, et les fils d’Israël pénétrèrent dans la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens les poursuivirent et pénétrèrent derrière eux — avec tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers — jusqu’au milieu de la mer. Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la mit en déroute. Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras contre la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! » Moïse étendit le bras contre la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent toute l’armée de Pharaon, ses chars et ses guerriers, qui avaient pénétré dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit sur le bord de la mer les cadavres des Égyptiens. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. (AELF)

Du second livre des Rois (2 Rois 5, 1-17) — Le général syrien Naaman est guéri de sa lèpre

Naaman, général de l’armée du roi de Syrie, était hautement estimé par son maître, car il avait été l’instrument du Seigneur pour donner la victoire à la Syrie. Or, cet homme était lépreux. Des Syriens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman. Elle dit à sa maîtresse : « Ah ! si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. » Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. » Le roi de Syrie lui répondit : « Vas-y. J’envoie une lettre au roi d’Israël. » Naaman partit donc ; il emportait sept cents livres d’argent, douze cent livres d’or et dix vêtements de fête. Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. » Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Car ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! » Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. » Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette. » Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre. Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère. Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” » Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à l’ordre d’Élisée ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Je le sais désormais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. » Mais Élisée répondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je n’accepterai rien. » Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa. Naaman dit alors : « Puisque c’est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. » (AELF)