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Cinquième tapisserie : le juste humilié

à découvrir :

La Flagellation

De l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 27, 67-68) — Jésus est frappé

Les hommes qui gardaient Jésus] lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d’autres lui donnèrent des coups en disant : « Fais le prophète, Christ, dis-nous qui t’a frappé. » (AELF)

Du livre de Judith (Jd 5-6, 15) — Holopherne se moque d’Achior

On annonça à Holopherne, général en chef de l’armée assyrienne, que les Israélites se préparaient au combat : ils avaient, disait-on, fermé les passes de la montagne, fortifié les hautes cimes et, dans les plaines, disposés des obstacles. Il entra alors dans une très violente colère, convoqua tous les princes de Moab, tous les généraux d’Ammon tous les satrapes du littoral. Hommes de Canaan, leur dit-il, renseignez-moi : quel est ce peuple qui demeure dans la région montagneuse ? Quelles sont les villes qu’il habite ? Quelle est l’importance de son armée ? En quoi résident sa puissance et sa force ? Quel est le roi qui est à sa tête et dirige son armée ? Pourquoi a-t-il dédaigné de venir au-devant de moi, contrairement à ce qu’ont fait tous les habitants de la région occidentale ? » Achior, chef de tous les Ammonites, lui répondit : « Que Monseigneur écoute, je t’en prie, les paroles prononcées par ton serviteur. Je vais te dire la vérité sur ce peuple de montagnards qui demeure tout près de toi. De la bouche de ton serviteur aucun mensonge ne sortira. Les gens de ce peuple sont des descendants des Chaldéens. Anciennement ils vinrent habiter en Mésopotamie parce qu’ils n’avaient pas voulu suivre les dieux de leurs pères établis en Chaldée. Ils s’écartèrent donc de la voie de leurs ancêtres et adorèrent le Dieu du ciel, Dieu qu’ils avaient reconnu. Bannis alors de la face de leurs dieux, ils s’enfuirent en Mésopotamie où ils habitèrent longtemps. Leur Dieu leur ayant signifié de sortir de leur résidence et de s’en aller au pays de Canaan, ils s’y installèrent et y furent surabondamment comblés d’or, d’argent et de nombreux troupeaux. Ils descendirent ensuite en Égypte, car une famine s’était abattue sur la terre de Canaan, et ils y demeurèrent tant qu’ils y trouvèrent de la nourriture. Là ils devinrent une grande multitude et une race innombrable. Mais le roi d’Égypte se dressa contre eux et se joua d’eux en les astreignant au travail des briques. On les humilia, on les assujettit à l’esclavage. Ils crièrent vers leur Dieu, qui frappa la terre d’Égypte tout entière de plaies sans remède. Les Égyptiens les chassèrent alors loin d’eux. Devant eux Dieu dessécha la mer Rouge et les conduisit par le chemin du Sinaï et de Cadès-Barné. Après avoir repoussé tous les habitants du désert, ils s’établirent dans le pays des Amorites et, vigoureusement, exterminèrent tous les habitants de Heshbôn. Puis, traversant le Jourdain, ils prirent possession de toute la montagne, expulsant devant eux les Cananéens, les Perizzites, les Jébuséens, les Sichémites ainsi que tous les Girgashites, et ils y habitèrent de longs jours. Tant qu’ils ne péchèrent pas en présence de leur Dieu, la prospérité fut avec eux, car ils ont un Dieu qui hait l’iniquité. Quand au contraire ils s’écartèrent de la voie qu’il leur avait assignée, une partie fut complètement détruite en de multiples guerres, l’autre fut conduite en captivité dans une terre étrangère. Le Temple de leur Dieu fut rasé et leurs villes tombèrent au pouvoir de leurs adversaires. Alors ils se retournèrent de nouveau vers leur Dieu, remontèrent de leur dispersion, des lieux où ils avaient été disséminés, reprirent possession de Jérusalem où se trouve leur Temple et repeuplèrent la montagne demeurée déserte. Et maintenant, maître et seigneur, s’il y a dans ce peuple quelque égarement, s’ils ont péché contre leur Dieu, alors assurons-nous qu’il y a bien en eux cette cause de chute. Puis montons, attaquons-les. Mais s’il n’y a pas d’injustice dans leur nation, que Monseigneur s’abstienne, de peur que leur Seigneur et Dieu ne les protège. Nous serions alors la risée de toute la terre ! » Quand Achior eut cessé de parler, toute la foule massée autour de la tente se prit à murmurer. Les notables d’Holopherne, tous les habitants de la côte comme ceux de Moab parlaient de le mettre en pièces. « Qu’avons-nous donc à craindre des Israélites ? C’est un peuple sans force ni puissance, incapable de tenir dans un combat un peu rude. Allons donc ! Montons et ton armée n’en fera qu’une bouchée, ô notre maître, Holopherne ! » Quand se fut apaisé le tumulte des gens attroupés autour du Conseil, Holopherne, général en chef de l’armée d’Assur, invectiva Achior devant toute la foule des étrangers et les Ammonites : « Qui es-tu donc, Achior, toi avec les mercenaires d’Éphraïm, pour vaticiner chez nous comme tu le fais aujourd’hui et pour nous dissuader de partir en guerre contre la race d’Israël ? Tu prétends que leur Dieu les protégera ? Qui donc est dieu hormis Nabuchodonosor ? C’est lui qui va envoyer sa puissance et les faire disparaître de la face de la terre, et ce n’est pas leur Dieu qui les sauvera ! Mais nous, ses serviteurs, nous les broierons comme un seul homme ! Ils ne pourront contenir la puissance de nos chevaux. 4Nous les brûlerons pêle-mêle. Leurs monts s’enivreront de leur sang et leurs plaines seront remplies de leurs cadavres. Loin de pouvoir tenir pied devant nous, ils périront du premier au dernier, dit le roi Nabuchodonosor, le maître de toute la terre. Car il a parlé et ses paroles ne seront pas vaines. Toi donc, Achior, mercenaire ammonite, toi qui as proféré ce discours en un moment d’emportement, à partir d’aujourd’hui tu ne verras plus mon visage jusqu’au jour où je me serai vengé de cette engeance évadée d’Égypte. Alors l’épée de mes soldats et la lance de mes serviteurs te transperceront le flanc. Tu tomberas parmi les blessés quand je me tournerai contre Israël. Mes serviteurs vont maintenant te mener dans la montagne et te laisser près d’une des villes situées dans les défilés. Tu ne périras pas sans partager leur ruine. Ne prends pas cet air abattu si tu nourris le secret espoir qu’elles ne seront pas capturées ! J’ai dit ; aucune de mes paroles ne restera sans effet. » Holopherne ordonna aux gens de service dans sa tente de saisir Achior, de le mener à Béthulie et de le remettre aux mains des Israélites. Les serviteurs le prirent donc, le conduisirent hors du camp à travers la plaine et de là, prenant la direction de la montagne, ils parvinrent aux sources situées en contrebas de Béthulie. Quand les hommes de la ville les virent, ils prirent leurs armes, sortirent de la cité et gagnèrent la crête de la montagne, tandis que, pour les empêcher de monter, les frondeurs les criblaient de pierres. Aussi purent-ils tout juste se glisser au bas des pentes, ligoter Achior et le laisser étendu au pied de la montagne avant de s’en retourner vers leur maître. Les Israélites descendirent alors de leur ville, s’arrêtèrent près de lui, le délièrent, le conduisirent à Béthulie et le présentèrent aux chefs de la cité, qui étaient alors Ozias, fils de Michée, de la tribu de Siméon, Chabris, fils de Gothoniel, et Charmis, fils de Melchiel. (BJ)

Du livre de Job (Jb 2, 1-10) — Job est frappé par la lèpre

Un autre jour où les Fils de Dieu venaient se présenter devant Yahvé, le Satan aussi s’avançait parmi eux. Le Seigneur Dieu dit alors au Satan : « D’où viens-tu ? » — « De rôder sur la terre, répondit-il, et d’y flâner. » Et le Seigneur Dieu reprit : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a point son pareil sur la terre : un homme intègre et droit, qui craint Dieu et se garde du mal ! Il persévère dans son intégrité et c’est en vain que tu m’as excité contre lui pour le perdre. » Et le Satan de répliquer : « Peau après peau. Tout ce que l’homme possède, il l’abandonne pour sauver sa vie ! Mais étends la main, touche à ses os et à sa chair ; je te jure qu’il te maudira en face » — « Soit ! dit le Seigneur Dieu au Satan, dispose de lui, mais respecte pourtant sa vie. » Et le Satan sortit de l’audience du Seigneur Dieu. Il affligea Job d’un ulcère malin, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. Job prit un tesson pour se gratter et il s’installa parmi les cendres. Alors sa femme lui dit : « Pourquoi persévérer dans ton intégrité ? Maudis donc Dieu et meurs ! » Job lui répondit : « Tu parles comme une folle. Si nous accueillons le bonheur comme un don de Dieu, comment ne pas accepter de même le malheur ! » En toute cette infortune, Job ne pécha point en paroles. (BJ)

Le Couronnement d’épines

De l’Évangile selon saint Marc (Mc 16, 16-19) — Les soldats se moquent du Christ

Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du Prétoire, c’est-à-dire dans le palais du gouverneur. Ils appellent toute la garde, ils lui mettent un manteau rouge, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des révérences : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. (AELF)

Du livre de la Genèse (Gn 9, 18-29) — Le fils de Noé, Cham, se moque de son père

Les fils de Noé qui sortirent de l’arche étaient Sem, Cham et Japhet ; Cham est le père de Canaan. Ces trois-là étaient les fils de Noé et à partir d’eux se fit le peuplement de toute la terre. Noé, le cultivateur, commença de planter la vigne. Ayant bu du vin, il fut enivré et se dénuda à l’intérieur de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et avertit ses deux frères au-dehors. Mais Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent tous deux sur leur épaule et, marchant à reculons, couvrirent la nudité de leur père ; leurs visages étaient tournés en arrière et ils ne virent pas la nudité de leur père. Lorsque Noé se réveilla de son ivresse, il apprit ce que lui avait fait son fils le plus jeune. Et il dit : « Maudit soit Canaan ! Qu’il soit pour ses frères le dernier des esclaves ! » Il dit aussi : « Béni soit Yahvé, le Dieu de Sem, et que Canaan soit son esclave ! Que Dieu mette Japhet au large, qu’il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son esclave ! » Après le déluge, Noé vécut trois cent cinquante ans. Toute la durée de la vie de Noé fut de 950 ans, puis il mourut. (BJ)

Du second livre de Samuel (2S 10, 1-6) — Les fils d’Amon raillent les envoyés de David

Il advint que le roi des Ammonites mourut et que son fils Hanon régna à sa place. David se dit : « J’aurai pour Hanon, fils de Nahash, les mêmes bontés que son père a eu pour moi. » Et David envoya ses serviteurs lui présenter des condoléances au sujet de son père. Mais lorsque les serviteurs de David arrivèrent au pays des Ammonites, les princes des Ammonites dirent à Hanon, leur maître : « T’imagines-tu que David veuille honorer ton père, parce qu’il t’a envoyé des porteurs de condoléances ? N’est-ce pas plutôt afin d’explorer la ville pour en connaître les défenses et la renverser, que David t’a envoyé ses serviteurs ? » Alors Hanon se saisit les serviteurs de David, il leur fit raser la moitié de la barbe, et couper les vêtements à mi-hauteur, jusqu’aux fesses, puis il les congédia. Lorsque David en fut informé, il envoya quelqu’un à leur rencontre, car ces gens étaient couverts de honte ; et le roi leur fit dire : « Restez à Jéricho jusqu’à ce que votre barbe ait repoussé, et vous reviendrez ensuite. » Les Ammonites virent qu’ils s’étaient rendus odieux à David. (BJ)